Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Le Cinéma de Kleinhase

Philippe Noiret: portrait

22 Novembre 2007 , Rédigé par kleinhase Publié dans #STARS - PORTRAITS ET HOMMAGES, #STARS - Portraits

Il y a tout juste un an (déjà !), Philippe Noiret s'envolait au Paradis des Artistes, rejoindre les plus grandes étoiles. Sa disparition a laissé un grand vide dans le cinéma français. Retour sur la vie et sur la carrière de cet immense comédien.

Il l'a dit: << Nous tendions un miroir aux gens et ils n'ont pas aimé se voir dedans. C'est révélateur d'une grande connerie >>. (A propos du film << La Grande Bouffe >>, qui provoqua un véritable scandale au Festival de Cannes, en 1973).

BIOGRAPHIE:

Philippe Noiret est né à Lille le 1er octobre 1930. Après avoir échoué plusieurs fois à son baccalauréat, il prend des cours d'art dramatique et entre en 1953 au Théâtre National Populaire, dirigé par Jean Vilar. Il y connaît la vie de troupe pendant 7 ans, côtoie Gérard Philipe, interprète plus de 40 rôles et y rencontre l'actrice Monique Chaumette, qu'il épousera en 1962. Parallèlement, il forme un duo comique de cabaret avec Jean-Pierre Darras, loin des pièces classiques du TNP.

Il tient un premier rôle au cinéma en 1956 dans << La pointe courte >> d'Agnès Varda, mais il doit attendre 1960 pour apparaître à nouveau sur le grand écran dans << Zazie dans le métro >>, de Louis Malle. Hormis son rôle dans << Thérèse Desqueyroux >> de Georges Franju en 1962, Philippe Noiret enchaîne des seconds rôles sans percer jusqu'à << La vie de château >> de Jean-Paul Rappeneau, en 1966. Mais c'est le personnage de paysan rêveur et bucolique d'<< Alexandre le Bienheureux >>, réalisé par Yves Robert, qui le fait remarquer des professionnels et du grand public en 1967, au point de pouvoir se consacrer exclusivement au cinéma et d'abandonner le théâtre.

Conscient qu'il ne tiendra jamais des rôles de jeune premier, le comédien enchaîne les apparitions en Monsieur Tout-le-monde (<< La vieille fille >>, 1971), n'hésitant pas à bousculer son image bonhomme avec des longs-métrages polémiques comme << La Grande Bouffe >>, de Marco Ferreri, récit d'un suicide collectif par la nourriture qui provoque un véritable scandale à Cannes, en 1973. Il se fait une spécialité des personnages de composition, avec une prédilection pour certains réalisateurs, comme Bertrand Tavernier (<< L'horloger de Saint Paul >>, 1973; << Que la fête commence >>, 1974), Yves Boisset (<< L'attentat >>, 1972; << Un taxi mauve >>, 1977) ou encore Philippe de Broca (<< Les caprices de Marie >>, 1970; << Tendre poulet >>, 1977).

Philippe Noiret passe au statut de star hexagonale grâce à l'immense succès populaire du <<  Vieux fusil >> de Robert Enrico, qui lui vaut un César du meilleur acteur en 1976. Mais le comédien n'abandonne pas pour autant son goût de la composition, nuançant d'une pointe d'humanité ses rôles de salaud (<< Coup de torchon >>, 1981) ou de perversité ses personnages de bourgeois honorables (<< Le témoin >>, 1974).

Il suit par ailleurs une carrière en Italie, principalement sous la direction de Mario Monicelli (<< Mes chers amis >>, << Pourvu que ce soit une fille >>), et devient la figure incontournable des comédies françaises à succès dans les années 80 et 90 avec << Twist again à Moscou >> de Jean-Marie Poiré et surtout, << Les ripoux >> de Claude Zidi, en 1984. Le succès de ce film donne lieu 5 ans plus tard à une suite intitulée << Ripoux contre ripoux >>, et le tandem de flics formé par Noiret et Thierry Lhermitte remettra le couvert en 2003 pour << Ripoux 3 >>, du même réalisateur. L'acteur remporte son second César en 1990 pour << La vie et rien d'autre >>, et figure même en haut de l'affiche de productions internationales, comme << Cinéma Paradiso >> (1988).

Moins sollicité par le cinéma au milieu des années 90, Philippe Noiret remonte sur les planches en 1997 dans << Les côtelettes >> de Bertrand Blier, puis joue dans l'adaptation cinématographique en 2003. Mais c'est en jouant la même année le rôle d'un père tendre et maladroit sous la direction de Michel Boujenah dans << Père et fils >> qu'il renoue, à 73 ans, avec le succès. En 2005, il est à l'affiche de la comédie policière << Edy >>, portée par François Berléand, et il endosse son dernier rôle dans << 3 amis >> (2007), à nouveau sous la direction de Michel Boujenah.

Philippe Noiret meurt le 23 novembre 2006 à l'âge de 76 ans, emporté par un cancer.

QUELQUES IMAGES...

Philippe Noiret dans << Alexandre le Bienheureux >> (1967)

Philippe Noiret, Ugo Tognazzi et Andréa Ferréol. Connaissance du Cinéma

Philippe Noiret, Ugo Tognazzi et Andréa Ferréol dans << La Grande Bouffe >> (1973)

Romy Schneider et Philippe Noiret dans << Le Vieux Fusil >> (1976)

Philippe Noiret et Isabelle Huppert. Studio Canal

Philippe Noiret et Isabelle Huppert dans << Coup de torchon >> (1981)

Philippe Noiret et Salvatore Cascio dans << Cinéma Paradiso >> (1988)

Thierry Lhermitte, Lorant Deutsch et Philippe Noiret. Hassen Brahiti / Gaumont Buena Vista International (GBVI)

Thierry Lhermitte, Lorànt Deutsch et Philippe Noiret dans << Ripoux 3 >> (2003)

Philippe Noiret et François Berléand. Mars Distribution

François Berléand et Philippe Noiret dans << Edy >> (2005)

******

Philippe Noiret est l'un des acteurs que j'apprécie beaucoup. Il pouvait endosser tous les rôles avec une facilité déconcertante et savait aussi bien nous faire rire que nous faire pleurer. Je ne connais pas la totalité de ses films, mais sur tous ceux que j'ai pu voir jusqu'à maintenant, j'aime beaucoup << Les ripoux >> et << Cinéma Paradiso >>. Un an après sa mort, la voix si caractéristique de Philippe Noiret continue de résonner dans la mémoire et le coeur des spectateurs.

Collection Christophe L.



Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
ALEXANDRE LE BIENHEUREUXvoilà je crois bien mon film préféré de Philippe NOIRET tellement cela me ressemblait à l'époque : mon lit était devenu ma maison tout entière. J'y travaillais peu entre deux ronflées, j'y mangeais, j'y dormais (j'avais 12 ans...) et je rêvais d'une vie où l'on pourrait vivre sans rien faire rien qu'en dormant et en commandant les gens. MAGNIFIQUE ! je vous jure que c'est vrai.<br /> Hélas, la vie m'a appris qu'il fallait se lever de temps en temps !<br /> KLEINHASE, ton blog est plein de surprises, de films ou de séries que je connais ou que j'ai connues et je me régale
Q
Au début on se dit, bon bien on le verra dans ses films, mais quand même après un an, qu'est ce qu'il nous manque...