Hommage à Jean Delannoy
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Le cercle noir continue avec la disparition, à l'âge de 100 ans, du réalisateur Jean Delannoy, l'illustre metteur en scène de << Notre-Dame de Paris >> avec Anthony Quinn et Gina Lollobrigida.
Quand on voit le nombre (effarant !) de légendes que la grande faucheuse a déjà emmené en l'espace de six mois, on ne peut s'empêcher de se demander si les derniers géants du cinéma français et étranger ne se sont pas donné rendez-vous au Paradis des Artistes. Ainsi, un jour seulement après la disparition de l'actrice américaine Cyd Charisse, c'est le cinéma français qui est touché et vient de perdre l'un de ses grands monsieurs: le réalisateur Jean Delannoy, qui avait soufflé ses 100 bougies le 12 janvier dernier, s'est éteint mercredi auprès de sa famille.
Sa licence de lettres en poche, Delannoy hésite entre le journalisme, la banque et la décoration, puis finit par choisir... le cinéma ! Un milieu déjà fréquenté par sa soeur, comédienne de cinéma muet, et où Delannoy débute en tant qu'acteur, avant de se tourner vers le montage. C'est par ce biais qu'il fait, dès 1933, ses premiers pas de réalisateur, en signant plusieurs courts et moyens métrages. Mais ce n'est que dix ans plus tard, lorsqu'il s'associe avec Jean Cocteau pour mettre en scène << L'éternel retour >>, que Delannoy se fait véritablement remarquer.
Dès lors, Delannoy enchaîne les tournages et dirige les plus grands, de Michèle Morgan (<< La symphonie pastorale >>, Palme d'Or au Festival de Cannes de 1946) à Jean Marais (<< Aux yeux du souvenir >>, 1948), en passant par Anthony Quinn et Gina Lollobrigida (<< Notre-Dame de Paris >>, 1956), ou encore Jean Gabin (<< Maigret tend un piège >>, 1958; << Maigret et l'affaire Saint-Fiacre >>, 1959; << Le baron de l'écluse >>, 1960).
A partir des années 1960 et 1970, malgré quelques longs-métrages comme << Les amitiés particulières >> (1964), le cinéaste tourne surtout pour le petit écran. Jean Delannoy fait son grand retour au cinéma à la fin des années 1980 avec une trilogie religieuse, en mettant en scène deux films consacrés à Bernadette Soubirous (<< Bernadette >>, 1987; << La passion de Bernadette >>, 1989), avant de faire ses adieux définitifs au 7ème Art avec << Marie de Nazareth >> (1994), son dernier film, dédié à la vie de la Sainte Vierge.
Adieu l'artiste !
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Pour compléter cet hommage, voici la critique que j'avais rédigée il y a quelques temps sur << Marie de Nazareth >>.
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