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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 16:36

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

LA PRISONNIERE DU DESERT

Film américain

Titre original: << The searchers >>

Genre: Western

Durée: 1h54

(Tous publics)

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 L'HISTOIRE:

Texas, 1868. Revenu de la guerre de Sécession, Ethan Edwards, un cow-boy solitaire, s'engage avec le jeune Martin Pawley, le fils adoptif de son frère, dans les rangers. Avec eux, ils vont faire la chasse aux voleurs de bétail. Mais un jour, lors de leur retour, Ethan et Martin découvrent la ferme dévastée par un incendie. Toute la famille a été massacrée par des Comanches, à l'exception des deux nièces d'Ethan, Lucy et Debbie, toutes deux enlevées par les Comanches. Fou de rage, Ethan décide de partir à leur recherche...

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 MON AVIS:

Ce film, il y a déjà longtemps que je voulais le voir. Je me suis enfin jetée à l'eau, et après visionnage, je dois bien dire que << La prisonnière du désert >>, réalisé par John Ford en 1956, n'a pas volé sa réputation d'oeuvre culte et de référence par excellence. Possédant une profondeur et une richesse immenses, << La prisonnière du désert >> est assurément un très grand et beau western, admirablement mis en scène par l'un des pionniers du genre, même si j'y ai vu quelques longueurs de-ci de-là.

Bien que n'étant pas du tout fan de John Wayne (je suis plus Clint Eastwood !), je dois malgré tout reconnaître que l'habit de cow-boy lui allait comme un gant, d'autant plus qu'ici, il endosse l'un de ses rôles les plus intéressants, presque à contre-emploi par rapport à ses précédents. Effectivement, il incarne un cow-boy raciste et violent (on est vraiment très loin du bon justicier habituel auquel il a souvent prêté ses traits !), qui sombre peu à peu dans la barbarie à force de la côtoyer. A travers cet homme énigmatique, obstiné et très complexe, John Wayne nous livre l'une de ses plus puissantes prestations (d'ailleurs, en souvenir de ce film, il donnera même le prénom de son personnage - Ethan - à l'un de ses fils !). Il est entouré de très bons seconds rôles, à commencer par le séduisant Jeffrey Hunter, formidable comédien malheureusement disparu trop jeune; ainsi que de la pétillante Vera Miles et de la douce Natalie Wood, future vedette de << West Side Story >> (1961).

Inspiré d'un roman d'Alan le May (lui-même basé sur un fait réel survenu au Texas en 1836), le scénario, qui maintient habilement le suspense du début jusqu'à la fin, nous permet de profiter des majestueux et envoûtants paysages de Monument Valley, merveilleusement mis en valeur par un John Ford au sommet de son talent. L'humour - véritablement décapant ! - est en outre très présent, ce qui ne fait qu'ajouter au plaisir (à noter aussi que le romantisme, la réfléxion et - bien sûr - l'action sont également au rendez-vous, ce qui renforce encore davantage la qualité de ce film), tandis que l'agréable musique de Max Steiner berce cette lancinante et inoubliable traque, l'une des plus célèbres de l'histoire du 7ème Art.

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 EN CONCLUSION:

Acteurs remarquables, réalisateur au zénith de son art et décors de rêve: rien ne manque à << La prisonnière du désert >>, qui figure parmi les plus belles réussites du western hollywoodien. Un classique incontournable, que tout bon cinéphile qui se respecte se doit de voir au moins une fois dans sa vie.

K.H.

 AVIS PERSONNEL: Pour adolescents et adultes.

Cliquez ICI pour voir la bande-annonce (Cette B.A. est en V.O. non sous-titrée)



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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 17:57

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

Fox-Hachette

EDWARD AUX MAINS D'ARGENT

Film américain

Titre original: << Edward Scissorhands >>

Genre: Conte, fantastique

Durée: 1h40

(Tous publics)

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 L'HISTOIRE:

Peg Boggs est vendeuse de produits de beauté dans la petite banlieue de Suburbia. Ce jour-là, elle effectue sa tournée matinale auprès de ses clientes habituelles, mais le succès n'est guère au rendez-vous. Alors qu'elle s'apprête à rentrer chez elle, Peg découvre un mystérieux château et décide de s'y rendre, dans l'espoir de trouver un nouveau client. A priori abandonné, ce château est en fait habité par un garçon peu ordinaire, assez naïf et maladroit mais inoffensif, Edward, qui est la création d'un savant génial. Edward a reçu un cerveau pour comprendre et un coeur pour aimer. Mais malheureusement pour lui, son inventeur est mort avant d'avoir pu le finir, et Edward se retrouve avec des lames de métal très tranchantes en guise de doigts. Intriguée par cet être sensible et timide, Peg décide de l'héberger chez elle. Grâce à ses mains si singulières, capables de créer de véritables oeuvres d'art, Edward va rapidement devenir le centre de toutes les conversations, suscitant l'enthousiasme et la curiosité de toute la banlieue, et il va également découvrir des sentiments qu'il ne connaissait pas, comme l'amour en la personne de Kim, la ravissante fille de Peg...

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           MON AVIS:

Dès le début, le ton est donné: le logo bleu-nuit enneigé de la 20th Century Fox, sur lequel s'ouvre ce film, annonce une ambiance à la fois froide et terriblement envoûtante. Il y a quelques jours, j'ai enfin découvert << Edward aux mains d'argent >> (il était temps !), réalisé par Tim Burton en 1990, et comme la plupart des gens, j'ai moi aussi été enchantée par ce film, qui est - à juste titre - considéré par beaucoup comme culte. Même si je dois reconnaître qu'il est effectivement très difficile de rester insensible à la magnificence exceptionnelle de ce petit bijou, je dois toutefois vous avouer que j'ai longuement hésité avant de me décider à le voir, tout simplement parce que je n'avais pas trop aimé << L'étrange Noël de Mr Jack >> (1994) du même Tim Burton, et j'avais donc une légère appréhension. Mais là, << Edward aux mains d'argent >> m'a littéralement conquise et j'en suis ressortie avec des yeux brillants d'étoiles.

Après avoir fait ses adieux à la série << 21 Jump Street >> (qui le fit passer pour un acteur à midinettes !), Johnny Depp (que je connais seulement pour les deux premiers volets de la saga << Pirates des Caraïbes >>, va falloir que je me rattrape !) trouvait ici le rôle qui allait lui ouvrir les portes de la gloire et installer sa longue collaboration avec Tim Burton. D'ailleurs, il est amusant de souligner que Burton a pris un sacré risque en engageant Depp, encore inconnu à l'époque, d'autant plus que son personnage est quasiment muet, et surtout, le plus ironiquement drôle, c'est que dans ce film, Johnny Depp ne peut - à aucun moment - se servir de sa belle gueule (!). Sous une épaisse couche de maquillage, pratiquement méconnaissable, Johnny Depp se glisse avec justesse et sobriété dans la peau (et les mains !) d'Edward, et si il est vrai que son personnage n'a que de très rares interventions parlées, Johnny Depp a su néanmoins traduire tous les sentiments qu'Edward ressent à travers un inoubliable regard extraordinairement expressif, empli de douceur et de mélancolie.

Dans le rôle de la rebelle Kim, qui apprendra à ouvrir son coeur grâce à Edward, la belle Winona Ryder illumine l'écran en incarnant avec grâce et talent l'atout charme de cette fantastique et impossible histoire d'amour entre deux êtres qui, à vrai dire, n'étaient pas du tout faits pour se rencontrer, et elle forme avec Johnny Depp un couple très complémentaire. Les personnages secondaires - mention spéciale à Dianne Wiest, remarquable, et à Vincent Price, formidable dans son dernier rôle - sont tous excellents.

L'histoire, originale et féerique, est très bien écrite et mise en scène. A travers cet anti-conte de Noël des temps modernes (et oui, on ne peut pas parler de conte au sens propre du terme, puisque l'atmosphère qui règne dans ce film reste quand même très noire, pour ne pas dire pessimiste), Tim Burton nous livre un très bel hymne à la différence et à la tolérance, en dépeignant avec finesse le protagoniste principal (Edward est un héros fragile et attachant, qui a un visage très pâle et plein de cicatrices, abîmé par la vie, et il n'a pas des mains comme tout le monde, mais il possède quelque chose de bien plus important, une chose que beaucoup de gens semblent - hélas - ne pas avoir ou du moins, ont oublié: un coeur) et en dressant une peinture très féroce de notre société, qui a malheureusement souvent tendance à rejeter les personnes différentes. Les effets spéciaux, époustouflants, se mettent au service du merveilleux dans des superbes décors (les paysages enneigés sont particulièrement somptueux), sur l'apaisante musique de Danny Elfman, qui contribue grandement à la réussite totale de cette oeuvre.

******

 EN CONCLUSION:

Edward sculptant la glace, Kim dansant sous les flocons de neige, un ange passe... Une heure quarante de rêve, de poésie et d'émotion, un éblouissant spectacle pour petits et grands. En un mot: MA-GI-QUE. Que dire d'autre ?...

<<... Serre-moi... >> (Kim)

<<... Je ne peux pas... >> (Edward)

K.H.

 AVIS PERSONNEL: Pour toute la famille.

Cliquez ICI pour voir la bande-annonce

EXTRAIT BONUS



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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 17:53

Raimu fait partie de ces monstres sacrés du cinéma français que l'on a, hélas, un peu trop vite oublié. Immense artiste, acteur fétiche de Marcel Pagnol, Raimu a laissé une empreinte mémorable dans l'histoire du 7ème Art. Hommage à un géant.

Il l'a dit: << Ah, le cinéma ! Qu'est-ce que ce serait si il n'y avait pas la caméra ?... Ce serait merveilleux, tout simplement ! >>

BIOGRAPHIE:

Raimu, de son vrai nom Jules Auguste César Muraire, est né le 17 décembre 1883 à Toulon, d'un père tapissier. Il est peu enclin aux études. Très jeune, il découvre le monde du spectacle, lui voue un véritable culte et est rapidement attiré par le métier de comédien. En 1900, à l'âge de 17 ans, il débute une carrière d'humoriste comique troupier et s'essaye devant son premier public dans les cafés-concerts méridionaux et les guingettes à matelots de sa région natale, sous le nom d'artiste de Rallum: un bide. Il fait alors des petits boulots: croupier du Casino d'Aix-les-Bains et commerçant.

En 1908, il revient sur scène en se faisant remarquer au Théâtre de l'Alhambra de Marseille, où il est souffleur. Il enchaîne au Théâtre de l'Alcazar, toujours à Marseille, puis au Palais de Cristal, et devient rapidement une vedette régionale sous le pseudonyme de Raimu, grâce au répertoire de Polin, une excellente école par laquelle sont passés de nombreux autres artistes, dont Jean Gabin et Fernandel. En 1910, il est repéré par le célèbre chansonnier et directeur de music-hall Félix Mayol, qui le fait monter à Paris, le produit dans son propre théâtre parisien et l'engage dans ses revues où il triomphe. Raimu se produit aussi aux Folies Bergères, à la Cigale et au Casino de Paris jusqu'en 1914. C'est en 1912 qu'il fait ses premiers pas au cinéma, dans plusieurs courts-métrages. En août 1914, il est mobilisé à Orange au sein du 15e ETEM (Train des équipages) et part au front avant d'être réformé en mars 1915.

En 1929, Raimu fait la connaissance de Marcel Pagnol, avec lequel il tissera une longue amitié jusqu'à la fin de sa vie. Ce dernier lui propose le rôle de Panisse pour sa pièce de théâtre << Marius >>, mais Raimu demande à Pagnol de développer le personnage de César, qu'il interprétera avec brio et délectation (la réplique << Tu me fends le coeur ! >>, que Raimu prononce pour tricher aux cartes, deviendra rapidement culte !). Cette pièce de théâtre sera couronnée de succès, et Pagnol a alors l'idée de l'adapter pour le grand écran: c'est ainsi que << Marius >> (1931), << Fanny >> (1932) et << César >> (1936) verront le jour sous forme de films et connaîtront également un immense succès, s'imposant comme les premiers chefs-d'oeuvre du cinéma parlant. Grâce à cette mythique << Trilogie Marseillaise >>, Raimu devient de plus en plus populaire, tout comme Pierre Fresnay, Orane Demazis ou encore Fernand Charpin, les autres vedettes de la << Trilogie Marseillaise >>.

Outre sa longue collaboration avec Pagnol, qui le dirigera encore dans << La femme du boulanger >> en 1938 et dans << La fille du puisatier >> en 1940, Raimu partage aussi l'affiche avec les plus grands, comme par exemple Jean Gabin et Fernandel dans << Les gaietés de l'escadron >> (1932), ou avec Françoise Rosay dans << Le fauteuil 47 >> (1937). Les plus grands metteurs en scène de l'époque se l'arrachent, de Sacha Guitry (<< Faisons un rêve >>, 1936) à Julien Duvivier (<< Un carnet de bal >>, 1937), en passant par Henri Decoin (<< Les inconnus dans la maison >>, 1941). En 1936, Raimu se marie avec Ester Metayer, une jolie narbonnaise avec laquelle il aura une fille.

En 1943, Raimu entre comme pensionnaire et sociétaire à la Comédie-Française de Paris, le sommet de sa carrière théâtrale, où il joue notamment << Le Bourgeois Gentilhomme >> et << Le Malade Imaginaire >>, tout en tournant pour le cinéma. En 1946, il retourne au cinéma, sa véritable passion, avec << Les gueux au paradis >> de René le Hénaff, aux côtés de Fernandel, et avec << L'homme au chapeau rond >> de Pierre Billon.

Le 20 septembre 1946 à Neuilly sur Seine, celui qu'Orson Welles considérait comme << le plus grand acteur du monde >> disparaît brutalement en pleine gloire, à l'âge de 62 ans, terrassé par une crise cardiaque dans son sommeil, provoquée par un dosage d'anesthésiant qu'il ne supporte pas, lors d'une opération chirurgicale d'une jambe cassée après un accident de la route. Paris lui organise des funérailles nationales devant des milliers de personnes, puis Raimu sera inhumé au cimetière de Toulon. Lors de son enterrement, Marcel Pagnol dira: << On ne peut faire un discours sur la tombe d'un père, d'un frère ou d'un fils, et tu étais les trois à la fois >>.

QUELQUES IMAGES...

Raimu et Pierre Fresnay dans << Marius >> (1931)

Raimu, Orane Demazis et Fernand Charpin dans << Fanny >> (1932)

André Fouche et Raimu dans << César >> (1936)

Françoise Rosay et Raimu dans << Le fauteuil 47 >> (1937)

Raimu et Ginette Leclerc dans << La femme du boulanger >> (1938)

Josette Day, Raimu et Fernandel dans << La fille du puisatier >> (1940)

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J'ai découvert Raimu très jeune, grâce aux films de Marcel Pagnol, et il s'est rapidement imposé comme l'un de mes acteurs préférés. Incarnant souvent des personnages pittoresques, coléreux et têtus, Raimu fait partie de ces comédiens qui, en seulement quelques secondes, sont capables de vous faire passer du rire aux larmes. Par son regard tour à tour sévère ou malicieux, par sa voix si tonitruante et caractéristique, et par sa bonhommie évidente, Raimu a su se faire une place parmi les monstres sacrés du cinéma français. Sur sa longue filmographie, j'ai une affection très particulière pour << La Trilogie Marseillaise >>, et plus précisément pour << Marius >>, le premier volet.

  

Site officiel du musée Raimu

Vidéo souvenir

 



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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 20:01

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

REGAIN

Film français

Genre: Comédie dramatique

Durée: 2h00

(Noir & blanc)

(Tous publics)

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 L'HISTOIRE:

Aubignane, un petit village perché sur un plateau de Haute-Provence, s'est presque entièrement vidé de ses habitants. Seuls y demeurent encore le père Gaubert, constructeur de charrues; la Mamèche, une femme italienne au caractère très têtu; et Panturle, un jeune homme célibataire et brave qui vit d'une manière plutôt rustre. Lorsque le vieux Gaubert fait à son tour ses bagages pour aller vivre chez son fils, Jasmin, la Mamèche, convaincue que le village pourrait reprendre vie si une femme y demeurait, décide de partir à la recherche d'une épouse pour Panturle. Pendant ce temps, dans la plaine, Urbain Gédémus, le rémouleur, recueille Arsule, une pauvresse qui a été violentée par un groupe de charbonniers et qu'il traite comme une bête de somme...

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 MON AVIS:

Après << Jofroi >> (1934), << Angèle >> (1934) et un an avant << La femme du boulanger >> (1938), Marcel Pagnol adaptait pour la troisième fois consécutive un roman de Jean Giono avec << Regain >>, tourné en 1937. A travers cette oeuvre qui mêle habilement le pittoresque et le lyrisme, Pagnol signait là une poignante ode à la vie et à la nature, qui 71 ans après sa réalisation, n'a rien perdu de son charme et de son exceptionnelle puissance émotionnelle.

L'interprétation est, comme d'habitude, remarquable. L'attachant Gabriel Gabrio et la douce Orane Demazis forment un couple magnifique et très complémentaire. Fernandel, dans la peau d'un rémouleur lâche et paresseux, est absolument formidable et nous prouve qu'il pouvait endosser tous les rôles sans aucun problème, même celui d'un personnage très antipathique comme ce fameux Urbain Gédémus. Bien sûr, on retrouve également avec bonheur tous les seconds rôles si chers à Pagnol, d'Edouard Delmont à Henri Poupon, en passant par Charles Blavette, Milly Mathis, Marguerite Moreno ou encore Robert le Vigan.

Le scénario, passionnant et bouleversant, s'appuie sur une mise en scène magistrale et sur les dialogues toujours aussi inspirés de Pagnol. D'ailleurs, lorsqu'on regarde ce film aujourd'hui, on se rend compte que l'histoire qu'il nous conte est plus que jamais d'actualité quand on voit le nombre de petits pays qui meurent peu à peu, alors qu'ils pourraient revivre si chacun y mettait du sien... ah, nostalgie, quand tu nous prends !... Les paysages naturels (j'en profite pour préciser que le village d'Aubignane fut spécialement construit pour les besoins du film, ça mérite bien un petit coup de chapeau !), merveilleusement mis en valeur, servent de cadre à cette superbe chronique, bercée par la très jolie musique d'Arthur Honegger.

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 EN CONCLUSION:

Témoignage d'une autre époque hélas disparue, << Regain >>, c'est du grand (pour ne pas dire du très grand !) cinéma, du vrai cinéma comme on n'en fait plus et comme malheureusement, on ne saura plus jamais en faire. Un pur chef-d'oeuvre.

K.H.

 AVIS PERSONNEL: Pour toute la famille.

Cliquez ICI pour voir un extrait



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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 17:24

LE SONDAGE EST TERMINE !

Je remercie les 43 personnes qui se sont prêtées au jeu et ont bien voulu participer à ce cinquième sondage, ici mais également sur le forum d'Allociné (et plus précisément ICI) consacré au film :) J'ai aussi pris en compte mon vote personnel. Petite précision: pour les gens qui pour une ou plusieurs questions m'ont donné plusieurs réponses ou n'ont pas réussi à se décider, je n'ai pas pris en compte ;-) Les résultats seront publiés dans la semaine, au rythme d'une réponse par jour :D

Pour consulter les résultats, il faut cliquer sur les titres ci-dessous:

1) Votre film préféré

2) Votre héroïne préférée

3) Votre méchant préféré

4) Votre affiche préférée

5) Votre pensée

BONUS: Quelques liens utiles

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A l'occasion de la sortie en salles de << Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal >>, je vous propose un petit sondage spécial consacré au célèbre aventurier.

Né de l'imagination de Steven Spielberg et de George Lucas, Indiana Jones fait partie du panthéon des héros emblématiques du 7ème Art. Aujourd'hui encore, les aventures de notre cher << Indy >> parviennent à séduire les petits comme les plus grands, et elles traversent les générations sans prendre une seule ride. Au contraire, ses aventures se bonifient avec le temps !

A l'occasion de la sortie de << Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal >> (en salles le 21 mai), je vous propose un petit sondage spécial entièrement consacré au mythique aventurier-archéologue. C'est très simple, il suffit juste de répondre aux 5 questions ci-dessous (si vous le désirez, vous pouvez expliquer vos choix en quelques mots), soit en laissant un commentaire sur cet article (les commentaires seront masqués jusqu'à la publication des résultats), ou bien, vous pouvez m'envoyer votre vote par mail, en cliquant sur Ecrire à l'auteur. Vous pouvez voter jusqu'au 26 mai inclus.

Voici les questions:

1) Tout d'abord, parmi ces 3 opus de la célèbre saga, lequel préférez-vous ?:

 Les Aventuriers de l'Arche perdue (1981)

 Indiana Jones et le temple maudit (1984)

 Indiana Jones et la dernière croisade (1989)

2) Parmi ces 3 femmes dont Indiana Jones tombe amoureux, laquelle préférez-vous ?:

 L'aventurière Marion Ravenwood interprétée par Karen Allen dans << Les Aventuriers de l'Arche perdue >>

 La chanteuse de cabaret Willie Scott interprétée par Kate Capshaw dans << Indiana Jones et le temple maudit >>

 L'archéologue allemande Elsa Schneider interprétée par Alison Doody dans << Indiana Jones et la dernière croisade >>

3) Parmi ces 3 ennemis d'Indiana Jones, lequel préférez-vous ?:

 L'archéologue français René Belloq interprété par Paul Freeman dans << Les Aventuriers de l'Arche perdue >>

 Le sorcier Mola Ram interprété par Amrish Puri dans << Indiana Jones et le temple maudit >>

 Le milliardaire Walter Donovan interprété par Julian Glover dans << Indiana Jones et la dernière croisade >>

4) Parmi ces 3 affiches de << Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal >>, laquelle préférez-vous ? (pour voir les affiches en taille réelle, cliquez sur la lettre se trouvant à côté. Par exemple, pour la première affiche, cliquez sur la lettre A):

Affiche américaine préventive. Paramount Pictures A

Affiche américaine. Paramount Pictures B

 C

5) Et enfin, parmi ces 4 propositions, laquelle conviendrait le mieux pour définir ce que vous pensez immédiatement lorsqu'on prononce devant vous le nom d'Indiana Jones ?:

Harrison Ford. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr I) Je pense immédiatement à l'inoubliable musique de John Williams et je la siffle instinctivement

Harrison Ford. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr II) Je pense immédiatement au légendaire fouet et à l'incontournable chapeau dont Indiana Jones ne se sépare jamais

Harrison Ford et Sean Connery. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr III) Je pense immédiatement à cette célèbre phrase visible sur l'affiche d'<< Indiana Jones et le temple maudit >>: << Depuis "Les Aventuriers de l'Arche perdue", l'aventure a un nom: Indiana Jones >>

Harrison Ford. Paramount Pictures France IV) Je ne pense à rien

******

Votez et donnez un nom à l'aventure ! TA-TA-TA-TA ! :D



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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 17:23

Harrison Ford. Paramount Pictures

Afin de refermer en beauté ce petit cycle spécial Indiana Jones, voici quelques liens utiles vers des sites consacrés à cette exceptionnelle saga.

Indiana Jones reste un personnage emblématique du 7ème Art, et le nombre record de votes enregistrés par ce sondage (43 participants, 44 avec mon propre vote !) suffit à le prouver. Pour clore ce cycle consacré à l'aventurier, je vous propose ce petit article << bonus >>, dans lequel je vais essayer de vous donner une petite sélection des meilleurs sites dédiés à cette fabuleuse saga.

Harrison Ford et Steven Spielberg sur le tournage. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr Steven Spielberg et Harrison Ford. Paramount Pictures

Indiana Jones, le site officiel (Site français): à l'heure où << Le Royaume du crâne de cristal >> a déjà franchi la barre des 1,6 millions d'entrées pour sa première semaine d'exploitation, le site officiel de la saga reste une véritable mine d'or.

Indiana Jones, la galerie photo (Site anglais): ce site (seulement disponible en anglais) regroupe quelques-unes des plus belles photos de l'ensemble de la saga. Petit plus: plusieurs de ces photos peuvent aussi être utilisées comme fond d'écran.

Indiana Jones, le fan-club (Site français): un forum très complet sur la saga.

Indiana Jones, l'aventurier du 20e siècle (Site français): un site français très riche et très intéressant sur ce mythique personnage, qui contient beaucoup d'informations sur les films, les acteurs, la naissance de ce fantastique héros, etc...

Indiana Jones sur Wikipédia (Site français): toute l'histoire de l'aventurier-archéologue est relatée dans cette célèbre encyclopédie, l'une des plus consultées du Web. 

Harrison Ford. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr Harrison Ford. Paramount Pictures

Enfin, pour ceux qui ont la chance d'habiter Paris, je signale également que le musée du quai Branly profite de la sortie du << Royaume du crâne de cristal >> pour exposer du 20 mai au 14 septembre son crâne dit << de Paris >>, une curiosité de sa collection (plus d'infos ICI). Indy oblige, un parcours ludique a été mis en place spécialement pour les enfants, qui pourront jouer les explorateurs en herbe. Après tout, l'archéologie doit beaucoup à Indiana Jones, qui en incarne la face la plus romanesque... ça mérite bien un coup de chapeau.

Harrison Ford et Alison Doody. Paramount Pictures Shia LaBeouf, Harrison Ford et Karen Allen. Paramount Pictures

Voilà, ainsi s'achève ce cycle dédié à l'homme au chapeau et au fouet. J'espère qu'il vous a plu et je remercie encore une fois les gens qui ont eu l'immense gentillesse de répondre à ce sondage spécial. Désormais, je n'ai plus qu'un seul conseil à vous donner: si vous n'avez pas encore vu << Le royaume du crâne de cristal >>, n'hésitez surtout pas ! Quoiqu'on en dise, ce film (que pour ma part, j'ai trouvé très réussi) nous prouve que 27 ans après le début de cette formidable saga, l'aventure a toujours un nom.

Liens vers mes critiques:

Les Aventuriers de l'Arche perdue (1981) 

Indiana Jones et le temple maudit (1984) 

Indiana Jones et la dernière croisade (1989) 

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal (2008) 

   Affiche américaine. Paramount Pictures



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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 15:59

La 5ème et dernière question de ce grand sondage spécial Indiana Jones était, je vous le rappelle: parmi ces 4 propositions, laquelle conviendrait le mieux pour définir ce que vous pensez immédiatement lorsqu'on prononce devant vous le nom d'Indiana Jones ?:

Harrison Ford et Karen Allen. Paramount Pictures I) Je pense immédiatement à l'inoubliable musique de John Williams et je la siffle instinctivement

Harrison Ford et Kate Capshaw. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr II) Je pense immédiatement au légendaire fouet et à l'incontournable chapeau dont Indiana Jones ne se sépare jamais

Paramount Pictures III) Je pense immédiatement à cette célèbre phrase visible sur l'affiche d'<< Indiana Jones et le temple maudit >>: << Depuis "Les Aventuriers de l'Arche perdue", l'aventure a un nom: Indiana Jones >>

Ray Winstone et Harrison Ford. Paramount Pictures IV) Je ne pense à rien

Et vous pensez immédiatement...

Harrison Ford. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr

Au légendaire fouet et à l'incontournable chapeau dont Indiana Jones ne se sépare jamais !

Pour 16 d'entre vous, Indiana Jones, ça vous évoque d'abord le vieux chapeau Fedora et le mythique fouet dont notre cher aventurier ne se sépare jamais. Un détail amusant concernant le fouet: si on observe bien, dans chacun des épisodes de la saga, on peut s'apercevoir que les fouets utilisés ne sont pas toujours de la même longueur (certains mesurant un peu moins d'1m83 et d'autres un peu moins de 4m88) en fonction des scènes où Indy s'en sert. D'ailleurs, c'est Harrison Ford lui-même qui manie le fouet dans chacun des films, un expert lui ayant enseigné la technique. En tout, près de 451 fouets (!) furent fournis spécialement pour la saga, tandis que 45 chapeaux ont été réalisés.

Harrison Ford. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr Au même titre que les musiques d'Ennio Morricone, la bande originale d'Indiana Jones, composée par le génie John Williams, est restée gravée dans toutes les mémoires (et les oreilles !), et 14 d'entre vous sifflent instinctivement cette cultissime musique dès que l'on prononce le nom d'Indy. Pour le plaisir, voici un extrait du thème principal. TA-TA-TA-TA-TA-TA !

Sean Connery et Harrison Ford. Paramount Pictures La proposition << Je ne pense à rien >> arrive en troisième position. Parmi les 2 gens qui ont choisi cette mention, une personne m'a dit (pour justifier son choix): << Je ne pense à rien, je ressens tout >>.

Harrison Ford et Cate Blanchett. Paramount Pictures Un seul vote pour la célèbre phrase << Depuis "Les Aventuriers de l'Arche perdue", l'aventure a un nom: Indiana Jones >>. La personne qui a voté pour cette proposition m'a très justement fait remarquer que sur ce point-là, personne ne peut égaler Indiana Jones. Et c'est vrai.



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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 18:02

La question 4 de ce grand sondage spécial Indiana Jones était, je vous le rappelle: parmi ces 3 affiches d'<< Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal >>, laquelle préférez-vous ? (pour voir les affiches en taille réelle, cliquez sur la lettre se trouvant à côté. Par exemple, pour la première affiche, cliquez sur la lettre A):

Affiche américaine préventive. Paramount Pictures A

Affiche américaine. Paramount Pictures B

 C

Et vous avez préféré...

Paramount Pictures France

L'affiche C !

Multicolore, parfaite, pas terrible... les mots ne manquent pas pour qualifier cette affiche officielle du << Royaume du crâne de cristal >>, qui avec 18 voix, arrive donc logiquement en tête de ce classement. Fidèle à ses << aînées >> selon certains, trop surchargée pour d'autres, les nombreuses réactions qu'ont pu susciter cette affiche ont été très vives.

Affiche américaine. Paramount Pictures L'affiche B, quant à elle, a séduit 13 d'entre vous. A la fois énigmatique et alléchante, cette seconde affiche bénéficie d'une superbe représentation littéralement enflammante (c'est le cas de le dire !) du fameux crâne de cristal.

Affiche américaine préventive. Paramount Pictures Dévoilée au grand jour il y a tout juste un an (déjà !), cette première affiche du << Royaume du crâne de cristal >> a su convaincre 10 d'entre vous. Très symbolique du fait qu'elle présente deux éléments inséparables de l'univers d'Indiana Jones (le chapeau et le fouet), cette magnifique affiche a l'art de tout dire sans rien dire, et elle parvient à créer le mystère tout en nous laissant sur notre faim.

Pour lire ma critique d'<< Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal >>, cliquez ICI



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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 17:16

La question 3 de ce grand sondage spécial Indiana Jones était, je vous le rappelle: parmi ces 3 ennemis d'Indiana Jones, lequel préférez-vous ?:

 L'archéologue français René Belloq interprété par Paul Freeman dans << Les Aventuriers de l'Arche perdue >> (1981)

 Le sorcier Mola Ram interprété par Amrish Puri dans << Indiana Jones et le temple maudit >> (1984)

 Le milliardaire Walter Donovan interprété par Julian Glover dans << Indiana Jones et la dernière croisade >> (1989)

Et vous avez préféré...

René Belloq !

Avec 26 voix, l'archéologue français René Belloq, interprété avec talent par Paul Freeman, gagne aisément le titre de votre méchant préféré. Très élégant et très classe, Belloq, associé des nazis, est, en quelque sorte, l'alter ego maléfique d'Indiana Jones. On pourrait presque le considérer comme le méchant le plus << sympathique >> de toute la saga (!).

Amrish Puri. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr Avec son regard affreusement diabolique et son sourire glacial, le sorcier Mola Ram a réussi à effrayer 12 d'entre vous. Spécialiste de l'arrachage de coeur, Mola Ram reste sans aucun doute le méchant le plus terrifiant de toute la saga. Rappelons qu'Amrish Puri, l'acteur indien qui l'incarne avec une rare jubilation, est décédé en 2005 des suites d'une hémorragie cérébrale, sans avoir eu la carrière qu'il méritait.

 Enfin, Walter Donovan (interprété par l'excellent Julian Glover), rival d'Indy et de son papa dans << La dernière croisade >>, n'a obtenu que 6 voix. Cynique collectionneur d'art, milliardaire et collaborant lui aussi avec les nazis, Donovan payera de sa vie sa fascination pour le pouvoir du Saint-Graal.



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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 17:24

La question 2 de ce grand sondage spécial Indiana Jones était, je vous le rappelle: parmi ces 3 femmes dont Indiana Jones tombe amoureux, laquelle préférez-vous ?:

 L'aventurière Marion Ravenwood interprétée par Karen Allen dans << Les Aventuriers de l'Arche perdue >> (1981)

 La chanteuse de cabaret Willie Scott interprétée par Kate Capshaw dans << Indiana Jones et le temple maudit >> (1984)

 L'archéologue allemande Elsa Schneider interprétée par Alison Doody dans << Indiana Jones et la dernière croisade >> (1989)

Et vous avez préféré...

Marion Ravenwood !

Seul véritable grand amour de notre cher Indy, Marion, interprétée par la délicieuse Karen Allen, vous a littéralement séduit, puisqu'elle remporte haut la main la palme de votre << Indiana Girl >> favorite avec 23 voix ! A la fois rusée, courageuse et possédant un caractère bien trempé, Marion est l'alter ego féminin d'Indiana Jones. A noter que Karen Allen reprend ce légendaire rôle dans << Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal >>, actuellement en salles.

Kate Capshaw. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr Karen Allen est suivie de très près par Kate Capshaw, inoubliable Willie Scott, qui avec 12 voix, arrive à la seconde place de ce classement. Nerveuse, un brin maladroite et plus grincheuse que jamais, Willie Scott, chanteuse de cabaret de son état, reste sans aucun doute la << Indiana Girl >> la plus hilarante de toute la saga. Rappelons que Kate Capshaw deviendra l'épouse de Steven Spielberg après le tournage du << Temple maudit >>.

 De son côté, la lumineuse archéologue Elsa Schneider, incarnée par Alison Doody (la plus sexy de la saga selon certains d'entre vous), a eu plus de mal à vous convaincre, malgré son indéniable beauté et son irrésistible accent allemand. Elle s'en tire malgré tout avec les honneurs, puisqu'elle a tout de même réussi à charmer 7 d'entre vous.



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