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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 12:35

Voici encore un autre grand chef-d'oeuvre de Charles Chaplin. "La Ruée vers l'Or" (1925) raconte les aventures de Charlot, parti chercher de l'or au Klondike... Une fois encore, gags et émotion ont rendez-vous dans ce film. Il y a des grands moments d'anthologie: la danse des petits pains et la scène où Charlot, mourant de faim, mange sa chaussure. La scène où Charlot attend sa bien-aimée le soir du réveillon est très émouvante. La musique est superbe. "La Ruée vers l'Or" est un grand chef-d'oeuvre du maître Chaplin qu'il faut voir sans hésiter !



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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 12:23

L'un de mes films cultes. "L'Incroyable Voyage" fait partie de mes Disney préférés. L'histoire: Shadow, le sage golden retriever; Chance, le jeune bouledogue un peu agité et Sassy, la jolie chatte himalayenne, s'enfuient du domicile où ils étaient en pension pour retrouver leurs maîtres. Commence alors un long voyage plein de suspense et de péripéties... Les trois animaux sont terriblement attachants (j'ai une préférence pour Shadow, le vieux chien). Le doublage français (Jean Reno, Christian Clavier, Valérie Lemercier) est très réussi et va très bien avec les visages des animaux. Les acteurs sont parfaits et les paysages sont magnifiques. De plus, la musique est superbe. Gags, suspense et émotion ont rendez-vous dans ce très beau film. "L'Incroyable Voyage" est un film magique, racontant une merveilleuse histoire d'amitié entre trois animaux. A savourer en famille !



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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 01:15

Mars Distribution

Frankie (Clint Eastwood) est un vieil entraîneur de boxeurs. Un jour, Maggie (Hilary Swank), pousse la porte de la salle d'entraînement et demande à Frankie d'être son coach. N'ayant jamais entraîné de femmes, Frankie refuse, puis finit par changer d'avis devant le caractère obstiné de la jeune femme...  Ce film, j'en ai beaucoup entendu parler en bien, et vu toutes les critiques positives, je me suis décidée à le voir; car je suis quelqu'un qui apprécie énormément le cinéma du grand Clint Eastwood. Mais après l'avoir vu, une seule question trotte dans ma tête: pourquoi tant d'engouement pour ce film ? Non vraiment, je suis désolée, mais je ne comprends pas pourquoi ce film est classé comme un chef-d'oeuvre. Tout d'abord, la boxe est un sujet qui ne m'attire pas vraiment, et puis, j'ai trouvé que certaines scènes de combats sont un peu trop violentes à mon goût. Le début du film est trop long et la fin, beaucoup trop pessimiste, m'a énormément déçue. La famille de Maggie est représentée de façon beaucoup trop caricaturale, et la voix française de Clint Eastwood est inaudible tellement elle est moche. Mais n'exagérons rien: ce n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais il y a quand même quelques points positifs qui viennent sauver l'ensemble. D'abord, l'interprétation est excellente: Clint Eastwood, Hilary Swank et Morgan Freeman forment un très bon trio d'acteurs. Ensuite, comme toujours, Eastwood aborde à l'écran des thèmes qui lui sont chers. Ici, l'acteur-réalisateur nous brosse un portrait bouleversant des relations père/fille et ce thème est de loin le plus intéressant de ce film. Enfin, la musique est très belle. Bon, je dois vous avouer que "Million Dollar Baby" n'est certainement pas le film d'Eastwood que je préfère, mais je vous conseille tout de même de le voir pour vous faire votre propre opinion.

Clint Eastwood et Hilary Swank. Mars Distribution



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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 23:30

Après avoir lu cette critique, certains trouveront peut-être que je suis trop sévère ou que je n'ai rien compris au cinéma de Pasolini. Je suis désolée, mais je ne comprends pas du tout pourquoi "L'Evangile selon Saint Matthieu" est considéré comme LE meilleur film consacré au Christ, c'est une chose qui me dépasse totalement. Lorsque Pasolini commence le tournage de "L'Evangile selon Saint Matthieu" en 1964, il sait ce qu'il veut obtenir: un film en noir & blanc, tourné de façon sobre et simple. Le noir & blanc ne me pose aucun souci, mais ce que je n'ai pas aimé dans ce film; c'est la façon dont il a été tourné. D'abord, les acteurs (que je ne connais pas du tout !) sont mauvais et ont plutôt des têtes à faire peur. Enrique Irazoqui n'est pas du tout charismatique dans le rôle du Christ: son interprétation glaciale est beaucoup trop froide comme la mort, il a un visage trop sévère et trop dur qui fait davantage penser au diable qu'à l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Certes, il est vrai que le physique n'est pas le plus important car on ignore si le vrai Jésus était beau ou moche; mais un minimum de charisme me paraît quand même mieux pour que l'on ait nous aussi envie de suivre le Christ dans sa mission; mais là, ce n'est pas le cas: on a pas du tout envie de suivre le Christ, car il a plutôt une tête à claques (!). Ensuite, après l'interprétation calamiteuse, c'est les costumes qui m'ont fait rire: on dirait que les soldats romains ont des casques tout droits sortis du Moyen-Âge ! Si vous avez regardé le début du film de manière attentive, vous avez dû remarquer que les gamins portent des culottes courtes des années 1950, ce qui n'est pas tout à fait logique. Enfin, le plus navrant dans ce film, c'est la mise en scène: c'est beaucoup trop lent, endormant et ça manque sérieusement de rythme. Certains passages n'ont pas beaucoup de dialogues, c'est pourquoi on a parfois l'impression de regarder un film muet. A certains moments, on croit regarder un film de Sergio Leone, car la mise en scène de Pasolini ressemble parfois à celle de Leone; mais on se rend vite compte que la mise en scène de Pasolini est super ennuyante, contrairement aux films de Leone où l'on ne s'ennuie pas une seule seconde. De plus, je me demande si certaines scènes font réellement partie des Evangiles ou si elles sortent de l'imagination de Pasolini. Seuls certains morceaux de musique sont beaux. Bref, si je ne devais citer qu'un seul chef-d'oeuvre que j'ai détesté, ça serait celui-là; à cause de sa sobriété pesante et de son rythme ennuyeux. Je préfère nettement regarder "Jésus de Nazareth", le chef-d'oeuvre de Franco Zeffirelli, c'est plus long mais au moins, il y a plus de rythme et les acteurs jouent mieux. Mais je vous conseille cependant de voir "L'Evangile selon Saint Matthieu" au moins une fois, afin de vous forger votre propre opinion.



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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 20:06

"Barabbas", réalisé en 1962 par Richard Fleischer, raconte le destin du voleur Barabbas, qui fut grâcié à la place de Jésus. Barabbas tentera d'effacer ce souvenir de sa mémoire mais il ne parviendra jamais à l'oublier... Anthony Quinn est excellent dans le rôle du brigand et les reconstitutions sont impressionnantes. La superbe musique donne encore plus d'ampleur à l'ensemble. La scène de la crucifixion du Christ avec l'éclipse de soleil en arrière-plan m'impressionne toujours autant. Dommage qu'il y ait quelques longueurs... Heureusement, l'ensemble tient la route car il y a quand même des très bonnes scènes, comme celle de l'arène avec Jack Palance; ou la fin, qui est très belle. Un bon divertissement.



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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 19:52

Mon film préféré sur la vie du Christ. "Jésus de Nazareth", réalisé par Franco Zeffirelli en 1977, est un magnifique film de plus de six heures, racontant toute la vie du Christ, de l'Annonciation à la Résurrection. Robert Powell, magnifique et très convaincant, trouve ici son plus grand rôle, sans aucun doute le meilleur. Les seconds rôles sont incarnés par des acteurs imposants: Anthony Quinn, Laurence Olivier, James Mason, Claudia Cardinale ou encore Rod Steiger. Le récit du Nouveau Testament est fidèlement respecté et les magnifiques dialogues sont fidèles aux paroles de l'Evangile. Enfin, les reconstitutions des décors de l'époque sont parfaitement réussis et la sublime musique de Maurice Jarre donne de l'ampleur à tout l'ensemble. D'une incontestable fidélité aux Evangiles, "Jésus de Nazareth" est une fresque grandiose sur la vie d'un homme qui fascine et unit des millions de personnes à travers le monde: Jésus-Christ. Un beau film à partager en famille.



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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 19:28

En 180 après Jésus-Christ. Général romain couvert de lauriers, Maximus a juré fidélité à l'empereur Marc Aurèle, qui le considère comme son fils. Après une nouvelle victoire contre les Germains, ce dernier, qui sent la mort approcher, lui demande de lui succéder. Maximus, qui n'a aucun goût pour la politique et n'aspire désormais qu'à une vie paisible auprès de sa femme et de son fils, réserve sa réponse. Ecarté du pouvoir par son père, l'ambitieux et sournois Commode commet alors un parricide, se proclame empereur et ordonne l'exécution de Maximus. Lequel parvient à fuir et regagne son domaine, où il découvre que les siens ont été massacrés. Capturé par des marchands d'esclaves, il est revendu au nommé Proximo, qui fait de lui un gladiateur...

Russell Crowe. United International Pictures (UIP)

Voici l'un de mes films cultes. "Gladiator", réalisé par Ridley Scott en 2000 est l'un des meilleurs péplums de ces dernières années. Le cinéaste américain nous plonge dans un fascinant film, mêlant grand spectacle, intrigue politique et émotion. Il y a tout d'abord l'imposant casting d'acteurs, qui est de très grande qualité (Russell Crowe, Joaquin Phoenix, Connie Nielsen...). Et puis, la qualité de l'histoire, qui est racontée de manière formidable. Ensuite, il y a la somptueuse musique composée par Hans Zimmer et Lisa Gerrard, qui nous plonge encore plus au coeur de l'action. Les dialogues sont écrits de manière remarquable. Et enfin, il y a, bien sûr, les décors monumentaux et la qualité des effets spéciaux.

Russel Crowe et Djimon Hounsou. United International Pictures (UIP) 

Russell Crowe est très convaincant dans le rôle du général Maximus, rôle qui lui va comme un gant. Maximus le redoutable gladiateur est un super-héros qui ne manque pas de courage pour tuer tous ses adversaires. Mais pourtant, malgré la haine que Maximus a envers l'empereur Commode, il a aussi de l'amour dans le coeur. Il aime sa femme et son fils, il croit en des Dieux, il a beaucoup de chagrin lorsqu'il découvre que sa famille a été tuée et à partir de cet instant, Maximus n'aura plus qu'une idée en tête: venger la mort de sa famille en tuant Commode. Voilà pourquoi on s'attache à ce super-héros, qui, en vérité, est un homme comme tous les autres. Joaquin Phoenix est merveilleux dans le rôle de l'empereur Commode. Commode est un personnage cruel et détestable, mais on découvre aussi que Commode est un écorché vif. Il a souffert durant toute sa jeunesse car son père (Marc Aurèle) le négligeait, et adulte, il souffre de ne pas avoir été choisi par son père pour être empereur. A cause de cette souffrance, Commode commet un parricide et se proclame empereur. Connie Nielsen, magnifique, est excellente dans le rôle de Lucilla, la soeur de Commode. Lucilla souffre lorsque son frère devient empereur et elle a peur pour son fils, Lucius... Il y a aussi une belle histoire d'amour entre Maximus et Lucilla.

Joaquin Phoenix et Russell Crowe. United International Pictures (UIP) 

Tous les personnages de ce film ont une personnalité intéressante que l'on comprend mieux lorsqu'on a vu le film plusieurs fois. Les seconds rôles sont tous parfaits et il y a des scènes très impressionnantes, comme la bataille sur le front germain et aussi, la bataille de Carthage.

United International Pictures (UIP) 

Remake de "La Chute de l'Empire Romain", "Gladiator" a quand même quelques différences avec ce film. Un zeste de "Ben-Hur", un trait de "Spartacus": bref, "Gladiator" est un péplum emballant et très réussi, dirigé avec talent par Ridley Scott, et servi par une interprétation de très grande qualité. Ave Cesar !

Russell Crowe. United International Pictures (UIP)

<< Mon nom est Maximus Décimus Méridius. Commandant en chef des armées du Nord, général des légions phénix, fidèle serviteur du vrai empereur, Marc Aurèle. Père d'un fils assassiné, époux d'une femme assassinée... mais j'aurai ma vengeance... dans cette vie ou dans l'autre... >>. (Maximus)

Joaquin Phoenix. United International Pictures (UIP)

<< Maximus, Maximus, Maximus... ils te réclament... Le général qui est devenu un esclave, l'esclave qui est devenu un gladiateur, le gladiateur qui a défié un empereur... une histoire extraordinaire ! Maintenant, le peuple veut savoir comment elle se termine... quelle plus belle fin qu'une mort illustre ! Et quoi de plus glorieux que de défier l'empereur lui-même dans la grande arène >>. (Commode)

Connie Nielsen. United International Pictures (UIP)

<< Est-ce que Rome vaut la vie d'un homme de bien ?... Nous l'avons cru autrefois... il faut le croire à nouveau. Il était un soldat de Rome... honorez-le ! >> (Lucilla)



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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 18:12

1918, sur le front de la Première Guerre Mondiale. Un barbier juif, enrôlé dans l'armée de Tomania, sert un énorme canon, qu'il a bien du mal à domestiquer. Après quelques autres mésaventures et après avoir sauvé la vie de Schultz, un aviateur allemand, il termine la guerre blessé et amnésique. Les années passent et voient l'arrivée à la tête du pays du dictateur Hynkel, qui promet à son peuple une prochaine revanche et entreprend de tyranniser les juifs. Pendant ce temps, le barbier juif, enfermé de longues années dans un hôpital psychiatrique, s'enfuit et regagne sa boutique de barbier, dans le ghetto juif. Il ignore tout des événements politiques actuels...

Faire un film comique tournant Hitler en ridicule, juste au moment où la Seconde Guerre Mondiale éclate, il fallait avoir le courage de le faire. Après avoir abordé le problème des enfants abandonnés dans "Le Kid" (1921) et le problème du chômage dans "Les Temps Modernes" (1935), Charles Chaplin s'attaque cette fois-ci au nazisme avec "Le Dictateur" (1940). A l'heure où la Seconde Guerre Mondiale éclata, Chaplin eut donc le courage et l'audace de se moquer d'Hitler avec talent et subtilité, tout en lançant un bouleversant appel à la conscience du monde. Entrepris dans le plus grand secret dès 1938, le scénario du "Dictateur" provoqua tout de suite les protestations de l'ambassadeur allemand aux Etats-Unis et d'organisations américaines pro-nazies. Il fallut attendre l'entrée en guerre des Américains pour que cessent les polémiques et que le film soit reconnu pour ce qu'il est: un vibrant plaidoyer humaniste. "Le Dictateur" marque un point important dans la carrière de Chaplin, puisqu'il s'agit ici de son premier film entièrement parlant, même si certaines scènes sont encore muettes.

 

Chaplin a mis toute son énergie de metteur en scène dans ce film et avec un génie inégalable, il a réussi à se moquer d'Hitler avec intelligence et élégance, tout en montrant aussi les cruautés qu'ont pu faire les nazis. Ce film est bourré de séquences d'anthologie: la scène où Hynkel prend le globe symbolise le pouvoir d'Hitler, qui régnera comme un empereur jusqu'en 1945; et le globe lui éclatant à la figure symbolise la chute d'Hitler lorsque la guerre prendra fin en 1945. Cette seule séquence suffit pour prouver que Chaplin est un cinéaste génial et visionnaire: lorsqu'il réalisa ce film, il avait déjà compris ce qui allait se passer quand Hitler prit le pouvoir et on se rend donc compte que son oeuvre était visionnaire. Voilà pourquoi Chaplin reste un cinéaste à part entière: il était visionnaire et il avait vite compris ce qui allait se passer, contrairement à nous. La scène du rasage en musique montre à quel point Chaplin maîtrisait le cinéma muet.

 

Le discours final déclamé par Chaplin reste l'un des plus beaux monologues du 7ème Art. A travers ce long discours, Chaplin veut nous faire comprendre son message: la guerre est sans aucun doute la pire chose que l'homme ait pu inventée, mais ce que Chaplin veut nous faire comprendre, c'est que tous les hommes sont égaux et que notre Terre est bien assez grande pour accueillir tous les êtres humains. A travers ce discours, Chaplin nous démontre que l'amour est plus fort que tout et que la guerre est une bêtise qui ne résout pas les problèmes, mais au contraire, la guerre ne fait qu'aggraver les problèmes. Chaplin nous livre ici un message d'une extraordinaire puissance émotionnelle, un très beau message d'amour et d'espérance...

Les acteurs sont tous remarquables: Charles Chaplin, parfait comme d'habitude, est magistral dans son double rôle; tandis que Paulette Goddard est lumineuse et apporte une touche de douceur. Les gags sont irrésistibles et la musique est somptueuse. A la fois drôle et émouvant, "Le Dictateur" reste un impérissable chef-d'oeuvre de Charles Chaplin, un monument incontournable du 7ème Art, qui, 67 ans après sa réalisation, n'a absolument rien perdu de sa force et de sa puissance émotionnelle. Une oeuvre indispensable d'une valeur inestimable à transmettre de générations en générations.  

Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !

Schultz (Reginald Gardiner): << Vous devez prendre la parole >>.

Le barbier Juif (Charles Chaplin): << Mais je ne peux pas... >>

Schultz: << Il le faut, c'est notre seul espoir... >>

Le barbier Juif: << Espoir... Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n'est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible; Juifs, Chrétiens, Païens, Blancs et Noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre Terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l'avons oublié.

L'envie a empoisonné l'esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l'abondance nous laissent dans l'insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d'intelligence, nous ne ressentons pas assez et nous pensons beaucoup trop. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d'humanité.

Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n'est plus que violence et tout est perdu.

Les avions, la radio nous ont rapproché les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l'être humain, que dans la fraternité, l'amitié et l'unité de tous les hommes.

En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d'hommes, de femmes, d'enfants désespérés, victimes d'un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.

Je dis à tous ceux qui m'entendent: ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n'est que le produit éphémère de l'habilité, de l'amertume de ceux qui ont peur des progrès qu'accomplit l'Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront et le pouvoir qu'ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr. Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu'il faut faire et ce qu'il faut penser, qui vous dirige, vous manoeuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail. 

Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le coeur. Vous n'êtes pas des machines. Vous n'êtes pas des esclaves. Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l'amour du monde dans le coeur. Vous n'avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n'est pas fait d'amour. Soldats, ne vous battez pas pour l'esclavage, mais pour la liberté.

Il est écrit dans l'Evangile selon Saint Luc "Le Royaume de Dieu est dans l'être humain", pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir, le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir, le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.

Alors, au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, qui donnera à chacun l'occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse, et à la vieillesse, la sécurité.

Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir: ils mentaient. Ils n'ont pas tenu leurs merveilleuses promesses, jamais ils ne le feront. Les dictateurs s'affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.

Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les barrières et les frontières raciales, pour en finir avec l'avidité, avec la haine et l'intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès amèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !...........

Hannah, est-ce que tu m'entends ? Où que tu sois, lève les yeux ! Lève les yeux, Hannah ! Les nuages se dissipent ! Le soleil perce ! Nous émergeons des ténèbres pour trouver la lumière ! Nous pénétrons dans un monde nouveau, un monde meilleur, où les hommes domineront leur cupidité, leur haine et leur brutalité. Lève les yeux, Hannah ! L'âme de l'homme a reçu des ailes et enfin, elle commence à voler. Elle vole vers l'arc-en-ciel, vers la lumière de l'espoir. Lève les yeux, Hannah ! Lève les yeux !... >>



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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 16:58

Travailleur à la chaîne dans une usine, Charlot est désigné par son patron pour tester la machine à manger, un prototype destiné à accélérer le repas, et par conséquent, le rendement des ouvriers. Mais l'appareil se détraque et se transforme en instrument de torture pour le pauvre cobaye... 

MK2 Diffusion

Après nous avoir ému aux larmes avec "Les Lumières de la Ville" en 1931, Charles Chaplin réalise en 1935 "Les Temps Modernes", un film beaucoup plus grave dans lequel l'acteur-réalisateur dénonce la mécanisation à outrance et la recherche implacable du profit. En réalisant cette satire du monde moderne, Chaplin était déjà bien en avance sur son temps mais aujourd'hui, on se rend pourtant compte que son oeuvre était visionnaire car, à l'heure actuelle, il faut toujours travailler plus vite pour gagner plus d'argent. On s'aperçoit donc que Chaplin avait vu très loin et c'est justement pour cela qu'il reste un génie inégalable, car ses films traitent de problèmes d'actualité.

MK2 Diffusion 

Chaplin commence à insérer quelques dialogues dans ce film mais c'est surtout le muet qui est encore très présent. Il y a quelques grands moments d'anthologie: l'inoubliable séquence de la machine à manger qui est à mourir de rire et bien sûr, la scène où Charlot chante et danse, première fois que l'on entend la voix de Chaplin à l'écran. La musique composée par Chaplin est magnifique. Chaplin est évidemment parfait dans son rôle; tandis que Paulette Goddard, rayonnante de beauté, est lumineuse. La fin, merveilleusement optimiste, est très émouvante.

MK2 Diffusion

Incontournable monument du 7ème Art, "Les Temps Modernes" reste un incontestable chef-d'oeuvre du maître Chaplin, qui, 72 ans après sa réalisation, n'a rien perdu de sa drôlerie, de sa poésie et de sa puissance émotionnelle. Une oeuvre géniale et essentielle que tout bon cinéphile digne de ce nom doit absolument voir au moins une fois dans sa vie. Remarquable.

MK2 Diffusion

"Titine"

Se Bella giu satore

Je notre so cafore

Je notre si cavore

Je la tu la ti la twah

La Spinash o la bouchon

Cigaretto portobello

Si rakish spaghaletto

Ti la tu la ti la twah

Senora pilasina

Voulez vous le taximeter ?

Le zionta su la seata

Tu la tu la tu la wa

Sa montia si n'amora

La sontia sogravora

La zontcha con sora

Je la possa ti la twah

Je notre so lamina

Je notre so cosina

Je le se tro savita

Je la tossa vi la twah

Se motra so la sonta

Chi vossa l'otra volta

Li Zoscha si catonta

Tra la la la la la la

(Inédit)

Le deu le ceu PawnBroka

Li deu c'est peu how mucha

Lize comtess e croota

Ponka wa la ponka wa



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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 18:11

Pendant la guerre de Sécession, trois hommes préférant s'intéresser à leur profit personnel se lancent à la recherche d'un coffre contenant 200 000 dollars en pièces d'or, volé à l'armée sudiste. Tuco (le Truand), un voleur de poules plus bête que méchant, sait que le trésor se trouve dans un cimetière; tandis que l'énigmatique Blondin (le Bon), un cow-boy solitaire, connaît le nom inscrit sur la pierre tombale qui sert de cache. Chacun a besoin de l'autre pour retrouver les dollars. Mais un troisième homme entre dans la course au trésor: Sentenza (la Brute), une brute impitoyable qui n'hésite pas à massacrer femmes et enfants pour parvenir à ses fins...

Le monde se divise en deux catégories: ceux qui ont déjà vu ce chef-d'oeuvre et ceux qui devraient s'empresser de le voir. Avant de réaliser son grand chef-d'oeuvre avec "Il était une fois dans l'Ouest", Sergio Leone clôt sa Trilogie du Dollar avec "Le Bon, la Brute et le Truand" (1966). Dans ce troisième et dernier volet de la Trilogie, Leone impose définitivement son genre et le western-spaghetti devient mythique: lenteur des gestes, longueur des scènes, gros plans sur les visages des acteurs et musique remplaçant le dialogue: voilà la recette du succès, les ingrédients qui ont contribué à faire de Sergio Leone un réalisateur légendaire. Mais surtout, ce qu'il faut souligner, c'est le talent incontestable de Leone: à l'origine, le western-spaghetti était fait pour se moquer des westerns américains et dans chacun de ses films, Leone accentue encore davantage la dérision outrancière de l'histoire en montrant que les héros sont totalement immorals et surtout, Leone insiste fortement sur le fait que les héros sont tous plus salauds les uns que les autres... même le gentil de l'histoire n'est qu'une crapule: c'est le cas ici avec le personnage de Blondin, interprété par Clint Eastwood. On le surnomme "Le Bon", mais en vérité, il est aussi mauvais que les deux autres. 

D'abord, je tiens à souligner l'exceptionnelle qualité de l'interprétation. Pour sa troisième et dernière collaboration avec Sergio Leone, Clint Eastwood nous offre une remarquable prestation d'acteur: il fait ses adieux au western-spaghetti en imposant définitivement son personnage mythique de L'Homme Sans Nom et en faisant ainsi entrer Blondin dans la légende. L'inoubliable Eli Wallach est, quant à lui, absolument génial: avec virtuosité, il campe un Tuco parfaitement cynique, plus bête que méchant mais qui se révèle être aussi un personnage attachant malgré lui. Après "Et pour quelques dollars de plus", Lee Van Cleef retrouve ses deux complices Sergio Leone et Clint Eastwood pour un rôle totalement différent de celui qu'il campait dans "Et pour quelques dollars de plus". Ici, Lee Van Cleef incarne le méchant de l'histoire: Sentenza, la brute impitoyable et sans coeur au regard terrifiant.

Certaines scènes et répliques restent mémorables. Les vingt minutes finales dans le cimetière avec l'inoubliable duel à trois constituent un véritable moment d'anthologie. Enfin, si ce film est aussi réussi, c'est notamment grâce à l'incontournable et obsédante musique d'Ennio Morricone, sans qui ce film serait certainement moins réussi. Le morceau "Ecstasy of gold" qui accompagne la scène où Tuco court dans le cimetière est absolument magnifique.

Mélange d'ironie, de dérision, de violence, d'humour et d'émotion; "Le Bon, la Brute et le Truand" reste un monument incontournable du western-spaghetti, un pur chef-d'oeuvre de Sergio Leone que les remarquables prestations du trio Eastwood/Wallach/Cleef, la mythique mise en scène de Leone et l'obsédante musique de Morricone ont contribué à en faire un film incontestablement culte qui, 40 ans après sa réalisation, n'a absolument rien perdu de sa puissance. Quand on tire, on raconte pas sa vie: alors, ne perdez pas de temps à lire cette critique et foncez plutôt regarder "Le Bon, la Brute et le Truand" sans hésiter !

"Le monde se divise en deux catégories: ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses". (Blondin)

"Quand on tire, on raconte pas sa vie". (Tuco)

"Il m'a donné 1000 dollars , et sais-tu pourquoi ? Pour que je te tue. Mais l'ennui, c'est que moi je finis toujours le travail pour lequel on me paye". (Sentenza)

"Hé Blondin, tu veux que je te dise ?..... T'es le plus grand dégueulasse que... que... que la Terre ait jamais portée !!!!!!!" (Tuco)



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  • : Et oui, les petits lapins aiment eux aussi le cinéma... et en dehors des carottes, j'aime sortir de mon terrier pour visionner des films ! Bonne visite et bonne lecture !
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