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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 00:21

Ciby 2000

Pour se faire pardonner une aventure extraconjugale, Patrick, un viticulteur bordelais, a l'idée d'emmener son épouse Alicia dans le club-hôtel d'une île méditerranéenne, au large des Balkans, qui abrita autrefois leur lune de miel. Mais tous deux ignorent que ce petit paradis est le théâtre d'une véritable guerre civile...

Gérard Jugnot, Jean-Noël Brouté, Valérie Lemercier, Roland Marchisio et Jean-Pierre Cassel. Ciby 2000

"Casque Bleu" (1994) est peut-être l'un des rares films de Gérard Jugnot dont je ne me souvenais pas. Après avoir abordé le thème du chômage dans "Une époque formidable" en 1991, l'acteur-réalisateur s'intéresse ici à la guerre civile. En (re)découvrant ce film aujourd'hui, j'ai été assez surprise car je dois vous avouer que voir Jugnot affronter des soldats et se retrouver face à de nombreux morts, ça peut surprendre car on est pas vraiment habitué à le voir dans un rôle aussi inattendu ! Comme toujours dans les films de Jugnot, on passe du rire aux larmes et c'est encore une fois le cas ici avec cette tragi-comédie qui se fait tour à tour drôle et bouleversante.

La distribution est grandiose: Jugnot, à la fois devant et derrière la caméra, est comme d'habitude parfait dans son rôle de héros malgré lui; Victoria Abril est magnifique; tandis que Valérie Lemercier, Jean-Pierre Cassel, Micheline Presle et Claude Piéplu sont absolument excellents dans leurs rôles respectifs. Les dialogues sont délicieux et les gags sont amusants. De plus, le tout bénéficie d'une musique somptueuse, envoûtante et émouvante en même temps.

Bien sûr, tout n'est pas parfait non plus car il y a parfois quelques petites longueurs, et puis, le scénario est assez complexe par rapport aux autres films de Jugnot.

Mais globalement, même si "Casque Bleu" n'est pas le meilleur film de Gérard Jugnot; il constitue en revanche un excellent divertissement, doublé d'une réfléxion intéressante sur l'absurdité de la guerre. Voici donc un film sympathique et distrayant qui mérite d'être apprécié à sa juste valeur.

Victoria Abril et Gérard Jugnot. Ciby 2000



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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 00:55

Carlotta Films

Sir Duncombe, consul de Grande-Bretagne en Italie, vient de perdre sa femme. Il reste seul avec ses deux fils: Andrea, l'aîné; et Milo, le cadet. Peu après, un quiproquo le convainc de l'insensibilité d'Andrea. Dès lors, toute son affection se concentre totalement sur Milo, laissant ainsi Andrea dans un immense désarroi...

Ayant appris la disparition du cinéaste italien Luigi Comencini, j'ai décidé de lui rendre hommage à travers cet article et j'espère ainsi faire découvrir ce magnifique film à ceux qui ne le connaissent pas encore. La première fois que j'ai découvert "L'Incompris", c'était en novembre 2005 et je me souviendrais toujours de cette première fois où je l'ai découvert. En le découvrant, j'ai été émue aux larmes par ce film tragique et j'ai pleuré comme une madeleine, alors qu'avant, je ne pleurais jamais devant un film. "L'Incompris", réalisé en 1967, fut pour moi le film déclencheur qui a su toucher ma sensibilité en plein coeur et ce poignant drame a été pour moi une véritable claque cinématographique. Bien après la fin du générique, je pleurais encore et j'étais vraiment sonnée par ce que je venais de voir. Voilà pourquoi "L'Incompris" reste pour moi un film marquant, l'un de mes plus grands coups de coeur et surtout, l'un des films les plus émouvants qu'il m'ait été donné de voir. Je vous avouerai tout de même que lorsque quelqu'un de ma famille m'a conseillé de le voir, je n'étais pas trop emballée mais j'ai finalement accepté. Et tout compte fait, je n'ai pas regretté de l'avoir vu ! Depuis, il m'arrive régulièrement d'être émue devant un film et je vous avoue d'ailleurs que ça me surprend !

"L'Incompris" aborde avec une rare justesse un thème souvent exploité au cinéma: l'enfance, et plus précisément ici, Comencini s'intéresse aux souffrances de l'enfance en observant les relations difficiles entre un père et son fils. La paternité est traitée avec une extrême sensibilité par le cinéaste et la mise en scène est tout simplement remarquable: un seul regard suffit pour comprendre le désarroi et la souffrance du fils aîné. L'interprétation est magnifique: Anthony Quayle, tout juste sorti du succès de "Lawrence d'Arabie", nous offre une prestation magistrale. Il est vraiment parfait dans ce rôle de père dépassé par les événements et aujourd'hui, on regrette que cet acteur n'ait pas eu plus de grands rôles. Les deux enfants sont étonnants de naturel. Stefano Cologrande est absolument bouleversant dans le rôle d'Andrea, son extraordinaire composition est d'une rare puissance émotionnelle et son regard si mélancolique traduit parfaitement la souffrance que ressent Andrea. Le petit Simone Gionnozzi est, quant à lui, très attachant mais aussi très espiègle dans le rôle de Milo. Les seconds rôles sont eux aussi excellents. Le tout est magnifié par une émouvante musique qui prend le spectateur directement à la gorge.

Il y a beaucoup d'émotion, mais Comencini a aussi su ajouter une petite note d'humour qui donne de la saveur à tout l'ensemble. Comment ne pas éclater de rire devant la scène du repas, dans laquelle le petit Milo est persuadé que les Nigériens vont le dévorer ? C'est impossible ! Mais malgré tout, c'est l'émotion qui reprend vite le dessus et le tragique dénouement nous prend directement aux tripes et nous laisse repartir avec des yeux brillants de larmes. Mais au-delà de son pessimisme, "L'Incompris" est une oeuvre d'une extraordinaire justesse. Jamais mièvre, elle dresse un portrait bouleversant sur l'enfance et sur les relations père/fils.

En conclusion: "L'Incompris" est un pur chef-d'oeuvre de Luigi Comencini, l'un des plus beaux films du cinéma italien; servi par une interprétation de très grande qualité et une mise en scène virtuose. Le seul conseil que je peux vous donner, c'est de le regarder sans plus tarder si vous ne le connaissez pas encore. Mais avant de le visionner, préparez une boîte de mouchoirs, car ce film a l'extraordinaire pouvoir de faire pleurer tout le monde, même les coeurs les plus durs...

Carlotta Films



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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 01:10

Michael Johnson et sa soeur Caroline reviennent dans la ferme de leur enfance afin de régler la succession de leur mère, Francesca, tout juste décédée. Ils vont alors découvrir un moment de la vie de leur mère totalement inconnu de tout le monde... 1965. La vie de Francesca, femme discrète et effacée, se réduit aux tâches ménagères de la ferme. Alors que son mari et ses enfants sont partis pour quatre jours, elle fait la connaissance de Robert Kincaid, un photographe de passage. Leur relation, faite de respect et de délicatesse, se mue en amour passionné. Pendant quatre jours, Francesca est une autre femme, trouvant enfin son épanouissement et le bonheur qu'elle n'a jamais connu auprès de cet homme qui sait la comprendre et la faire rêver...

Clint Eastwood est décidément un réalisateur accompli aux talents multiples: chacun de ses coups d'essai devient aussitôt un remarquable coup de maître. "Sur la route de Madison" en est l'un de ses plus beaux exemples. Après avoir fait ses preuves dans différents registres cinématographiques, dont notamment le thriller ("Un frisson dans la nuit", 1971), le film policier ("L'épreuve de force", 1978), le film de guerre ("Le maître de guerre", 1986) ou encore le western ("Impitoyable", 1992); Eastwood tente en 1995 un nouveau coup d'essai en travaillant sur un genre qu'il n'avait encore jamais exploité auparavant: le film d'amour. Pari gagné pour l'acteur-réalisateur, puisque "Sur la route de Madison" se révèle être un nouveau chef-d'oeuvre du cinéaste américain. Ici, Eastwood touche son spectateur en plein coeur en racontant avec un talent toujours aussi inégalable la déchirante histoire d'amour entre une pauvre fermière qui n'a pas la vie dont elle rêvait et un photographe de passage.

Comme souvent dans ses films, Eastwood s'est encore une fois attribué le premier rôle et ici, on le retrouve donc à la fois devant et derrière la caméra. Que dire, sinon que son interprétation est remarquable et surtout, impressionnante de conviction ? Avec ce rôle assez inattendu, Eastwood prouve qu'il peut incarner d'autres personnages et pas seulement jouer les héros du genre "cow-boy solitaire" ou "flic marginal aux méthodes peu orthodoxes". Bref, comme d'habitude, le grand Clint est toujours aussi parfait et incroyablement convaincant. A ses côtés, on retrouve la charmante Meryl Streep, qui quelques années après "Out of Africa" incarne une fois encore une femme follement amoureuse. Sensuelle et bouleversante à la fois, Meryl Streep est tout simplement magistrale dans son rôle inoubliable. Chaque plan est filmé d'une façon absolument virtuose et chaque séquence devient ainsi un grand moment d'émotion: la scène où Meryl Streep revoit Clint Eastwood sous la pluie est absolument poignante et le dénouement est très émouvant et vous prend directement à la gorge. Enfin, les paysages sont vraiment superbes et la musique, extrêmement touchante, est tout simplement sublime.

Voici ce que j'appelle un film fort, un grand moment de cinéma dont on se souvient encore longtemps après l'avoir vu. Mis en scène avec talent par l'un des derniers géants d'Hollywood, "Sur la route de Madison" est l'une des plus belles histoires d'amour du cinéma, un film inoubliable et bouleversant, un pur chef-d'oeuvre du grand Clint Eastwood que l'on revoit toujours avec autant d'émotion. Magnifique.



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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 00:12

Amélie Poulain, une jeune serveuse d'un bar de Montmartre, passe son temps à observer les gens et à laisser son imagination divaguer. Elle s'est fixé un but: faire le bien de ceux qui l'entourent. Elle invente alors des stratagèmes pour devenir incognito dans leur existence. Le chemin d'Amélie est jalonné de rencontres: Georgette, la buraliste hypocondriaque; Lucien, le commis d'épicerie; Madeleine Wallace, la concierge portée sur le porto et les chiens empaillés; et Raymond Dufayel, alias "l'homme de verre", son voisin qui ne vit qu'à travers une reproduction d'un tableau du peintre Renoir. Cette quête du bonheur amène Amélie à faire la connaissance de Nino Quincampoix, un étrange "prince charmant". Celui-ci partage son temps entre un train fantôme et un sex-shop, et cherche à identifier un inconnu dont la photo réapparaît sans cesse dans plusieurs cabines de Photomaton...

Flora Guiet. UFD

Aujourd'hui, j'ai enfin pu découvrir le film "phénomène" de l'année 2001: "Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain". Je n'avais entendu que du bien à propos de ce film et ne l'ayant jamais vu, j'avais très envie de le voir: coup de chance, puisque France 3 a eu la bonne idée de le rediffuser aujourd'hui et j'ai donc pu enfin le regarder. Que dire, sinon que j'ai été très surprise par ce charmant conte des temps modernes ? Amélie Poulain est une jeune fille qui veut tout faire pour que les autres gens soient heureux et résultat: elle réussit même à rendre le spectateur heureux ! Après avoir vu ce film, on en garde la saveur pendant quelques minutes encore, et surtout, il y a cette inoubliable musique, à la fois tendre et gaie, qui vous trotte encore dans la tête pendant un long moment.

Audrey Tautou et Serge Merlin. UFD 

Les acteurs sont magnifiques: la lumineuse Audrey Tautou, qui allait remporter la consécration avec ce film, apporte sa fraîcheur et sa gaieté à cette jeune fille qui change la vie des autres. Matthieu Kassovitz campe avec talent un personnage assez mystérieux et les seconds rôles sont eux aussi excellents. Puis, les décors sont superbes et la musique est vraiment sublime. Seuls petits bémols: je n'ai pas toujours tout compris car la mise en scène est assez complexe et m'a déroutée par moment et c'est dommage qu'il y ait parfois quelques petites longueurs.

Mathieu Kassovitz. UFD 

Mais globalement, "Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain" est un très bon film, à la fois drôle, tendre et émouvant; qui nous apporte un peu d'enthousiasme et de réconfort dans ce monde de brutes. Un très bel hymne à la vie que je vous conseille de voir au moins une fois, si ce n'est pas déjà fait.

Audrey Tautou. UFD



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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 23:42

Ancienne policière douée d'un don de déduction particulièrement développé, Soeur Thérèse vit paisiblement dans son couvent du Prieuré, dont elle fait la promotion sur Internet. Mais son ex-mari, l'inspecteur Gérard Bonaventure, fait toujours appel à elle pour l'aider dans des enquêtes policières souvent aussi impénétrables que les voies du Seigneur !...

Martin Lamotte & Dominique Lavanant. TF1

Avec "Joséphine, ange gardien" et "Louis la Brocante", voici ma troisième et dernière série préférée: "Soeur Thérèse.com". Tout comme mes deux premières séries favorites, je ne loupe jamais un épisode de "Soeur Thérèse. com" (sauf cas exceptionnel, bien sûr !). En effet, c'est rare qu'une série policière soit originale sans être violente et c'est justement pour cela qu'il ne faut surtout pas rater cette merveille du petit écran. De plus, lorsque l'on sait que les deux acteurs principaux sont aussi bons et aussi drôles que Dominique Lavanant et Martin Lamotte; alors, il ne faut surtout pas bouder son plaisir.

Martin Lamotte & Sébastien Knafo. TF1 

Je suis cette série depuis sa création et je dois dire que j'ai tout de suite accroché car il faut reconnaître que l'idée de départ est vraiment bien trouvée: une bonne soeur passionnée d'Internet qui mène des enquêtes policières avec son ex-mari, il fallait y penser ! Surtout quand cette bonne soeur se nomme Dominique Lavanant et forme un tandem plus efficace que jamais avec son complice Martin Lamotte ! Je tiens aussi à noter la qualité des personnages secondaires: la mère supérieure, le pauvre Gabriel amoureux de soeur Florence... Bref, voilà une série policière qui, pour une fois (!), sait être originale et drôle, sans être violente, ce qui fait qu'elle peut être appréciée par un large public familial. Les intrigues des épisodes sont toujours bien ficelées et les acteurs sont toujours excellents. Puis, les répliques sont savoureuses et les gags sont irrésistibles. Le tout est magnifié par une sympathique petite musique, qui est en parfait accord avec tout l'ensemble.

Dominique Lavanant. TF1 

Bref, vous l'aurez compris: "Soeur Thérèse. com" est, selon moi, l'une des meilleures séries françaises que le petit écran est capable de nous offrir; alors, ne boudons pas notre plaisir ! Un très bon divertissement familial.

Taïra Borée, Edith Scob & Maria Ducceschi. TF1



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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 18:05

Gérard Jugnot. Société Nouvelle de Distribution (S.N.D.)

Je souhaite aujourd'hui rendre hommage à l'un de mes acteurs contemporains préférés: Gérard Jugnot. J'apprécie cet acteur depuis toujours et j'aime aussi les films qu'il a réalisés. Gérard Jugnot est, selon moi, le meilleur acteur-réalisateur français actuel; il est capable de nous faire rire mais aussi de nous émouvoir.

Il l'a dit: "Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie".

BIOGRAPHIE

Gérard Jugnot est né le 4 mai 1951 à Paris. Il rencontre Thierry Lhermitte, Christian Clavier et Michel Blanc sur les bancs du lycée. Ensemble, ils forment la troupe comique du Splendid, qui s'illustre sur sept années durant avec un réel succès. En parallèle à son activité scénique, l'acteur fait ses débuts sur le grand écran dans des films comme "Les Valseuses" (1974) de Bertrand Blier, "Le Juge et l'Assassin" (1976) de Bertrand Tavernier ou encore "Le Locataire" (1976) de Roman Polanski.

C'est avec "Les Bronzés" en 1978 et "Le Père Noël est une ordure" en 1982, deux longs-métrages adaptés de pièces du Splendid, que Gérard Jugnot accède à la reconnaissance publique. Les films sont d'énormes succès populaires, et le comédien ne tarde pas à être réclamé par des cinéastes qui vont jouer à plein sur son image de "français moyen". Edouard Molinaro le fait tourner dans "Pour cent briques, t'as plus rien...", Jean-Marie Poiré le dirige dans "Le quart d'heure américain" (1982) et dans "Papy fait de la résistance" (1983).

Après la disparition du Splendid, Gérard Jugnot continue sa carrière en solo, incarnant "Le Beauf" d'Yves Amoureux ou s'illustrant dans le "Tandem" de Patrice Leconte, film pour lequel il rase sa célèbre moustache en même temps qu'il s'éloigne sensiblement du registre comique. Ainsi, il n'hésite pas à incarner des rôles à contre-emploi, comme dans "Marthe" où il campe un soldat de la Grande Guerre.

La carrière de Gérard Jugnot-acteur est indissociable de celle du Gérard Jugnot-réalisateur. Dès 1984, il passe derrière la caméra avec la comédie "Pinot, simple flic", suivie un an plus tard de "Scout toujours". Si "Sans peur et sans reproche" met toujours le rire à l'honneur, Jugnot ne tarde pas à se spécialiser dans la comédie douce-amère: le film "Une époque formidable" (1991), qui le voit incarner un cadre moyen perdant coup sur coup travail, femme et foyer; en est l'un de ses plus beaux exemples dans le registre dramatique.

Après avoir réalisé les comédies "Casque Bleu" et "Fallait pas !", Gérard Jugnot se met en scène en père déboussolé par les volontés d'indépendance de sa fille dans "Meilleur espoir féminin". En 2002, il signe "Monsieur Batignole", où il joue un petit commerçant qui passe de la lâcheté au courage sous l'Occupation. Artiste particulièrement complet et populaire, il est en 2004 à l'affiche du triomphe surprise des "Choristes" de Christophe Barratier, puis l'année suivante, Jugnot est à l'affiche du film à costumes "Il ne faut jurer de rien !", tiré d'Alfred de Musset. En 2005, il tente pour la première fois le pari de l'adaptation en mettant en scène "Boudu", un remake du "Boudu sauvé des eaux" de Jean Renoir et dans lequel Jugnot donne la réplique à Gérard Depardieu, avant de retrouver toute la troupe du Splendid pour de nouvelles aventures dans "Les Bronzés 3, amis pour la vie". Gérard Jugnot tourne actuellement un remake de "L'Auberge Rouge" revisité par Gérard Krawczyk, qui sortira à la fin de l'année 2007, et dans lequel il partagera la vedette avec Christian Clavier, Josiane Balasko et Jean-Baptiste Maunier, l'inoubliable gueule d'ange des "Choristes".

QUELQUES IMAGES...

Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot et Josiane Balasko.

Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot et Josiane Balasko dans "Les Bronzés font du ski" (1979)

Gérard Jugnot et Christian Clavier.

Gérard Jugnot et Christian Clavier dans "Le Père Noël est une ordure" (1982)

Gérard Jugnot et Richard Bohringer dans "Une époque formidable" (1991)

Victoria Abril et Gérard Jugnot. Ciby 2000

Victoria Abril, Valérie Lemercier, Gérard Jugnot et Jean-Pierre Cassel dans "Casque Bleu" (1994)

Jean-Paul Rouve et Gérard Jugnot - Photo : © Sonia Seff. Bac Films

Jean-Paul Rouve et Gérard Jugnot dans "Monsieur Batignole" (2002)

Kad, François Berléand et Gérard Jugnot. Pathé Distribution

Kad Merad, François Berléand et Gérard Jugnot dans "Les Choristes" (2004)

Michel Blanc, Marie-Anne Chazel, Gérard Jugnot, Josiane Balasko, Christian Clavier et Thierry Lhermitte. © Jean-Marie Leroy.

Michel Blanc, Marie-Anne Chazel, Gérard Jugnot, Josiane Balasko, Christian Clavier et Thierry Lhermitte dans "Les Bronzés 3, amis pour la vie" (2005)

Si je devais citer le nom d'un acteur français contemporain que j'apprécie, ça serait sans hésitation Gérard Jugnot. Selon moi, c'est l'ex-membre du Splendid qui a le mieux réussi sa carrière solo après la séparation de la troupe. Ses films sont toujours drôles mais avec finesse, Jugnot sait aussi y ajouter une touche d'émotion et c'est cela qui rend ses films si forts. Je crois que les trois films de Jugnot que je préfère sont "Meilleur espoir féminin", "Monsieur Batignole" et bien sûr, "Les Choristes", le phénomène incontournable de l'année 2004.

Warner Bros. France



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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 00:04

Jeff Costello, dit le "Samouraï", est un tueur à gages. Des inconnus le chargent d'abattre le patron d'une boîte de nuit, et Jane, sa fiancée, doit lui servir d'alibi. Mais Valérie, la pianiste du bar, est témoin du meurtre. Jeff est arrêté par la police mais est aussitôt relâché, faute de preuves. Les commanditaires du meurtre lui demandent alors d'éliminer Valérie...

Réalisé en 1967 par le grand Jean-Pierre Melville, "Le Samouraï" s'est aujourd'hui imposé comme LA référence du polar à la française, le classique incontournable du cinéma policier français. Avant de réaliser son grand chef-d'oeuvre avec "Le Cercle Rouge" en 1970, Melville signait ici un savoureux polar, à l'atmosphère sombre et au style inégalable, qui allait déjà imposer son réalisateur comme le maître du cinéma policier à la française. Avec "Le Samouraï", Melville nous plonge dans une atmosphère sombre et taciturne, dans laquelle les policiers et les truands n'ont aucune pitié les uns envers les autres.

Imperméable blanc et chapeau gris: voici le mythique costume de Jeff Costello, tueur à gages solitaire et taciturne, traqué et victime de son destin. Dans ce rôle plutôt ambigu, on retrouve Alain Delon dans l'un de ses premiers grands rôles. L'acteur offrait ici sa belle gueule et son regard bleu azur à ce personnage inoubliable, qui allait faire entrer Delon dans la légende. Face à cet énigmatique tueur à gages, l'excellent François Périer campe un implacable commissaire. Aux côtés d'Alain Delon et François Périer, nous retrouvons également une star mythique du cinéma français: Nathalie Delon, qui interprète avec brio la fiancée de Costello, alors qu'à l'époque, Alain et Nathalie Delon n'étaient déjà plus fiancés.

La mise en scène est absolument magnifique et les couleurs très sombres parviennent à créer une étrange atmosphère dans laquelle le spectateur éprouve une certaine fascination en voyant ce film. Enfin, l'ensemble est porté par une très belle musique, qui est sans doute aussi pour beaucoup dans la réussite de ce film.

"Le Samouraï" est un pur chef-d'oeuvre de Jean-Pierre Melville, un polar inoubliable que la remarquable prestation d'Alain Delon a contribué à en faire un monument incontournable du cinéma français. Grand classique.



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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 19:41

Les Films de Mon Oncle

Monsieur Hulot, un gentil hurluberlu bohême, habite dans un modeste deux-pièces d'un quartier populaire. Il rend parfois visite à sa soeur, mariée à monsieur Arpel, un riche industriel qui fabrique des tuyaux en plastique dans une usine à la pointe du progrès. Les Arpel habitent une luxueuse villa, truffée de gadgets ultramodernes. Leur fils, Gérard, âgé de 9 ans, adore la compagnie de son oncle, qui sait si bien partager ses jeux et met un peu de fantaisie dans son univers aseptisé. Une fréquentation que Mr Arpel n'apprécie guère...

Les Films de Mon Oncle

Sans hésitation mon Tati préféré. Parmi les quatres films de Jacques Tati que j'ai pu visionner jusqu'à maintenant, "Mon Oncle", réalisé en 1958, s'est imposé à mes yeux comme mon "chouchou". J'ai eu un véritable coup de coeur en découvrant ce film la première fois et à chaque fois que je le revois, c'est toujours avec un immense plaisir. "Pourquoi ?", me direz-vous sans doute... Et bien, je ne sais pas... Peut-être parce que "Mon Oncle" dégage une certaine tendresse et une délicieuse poésie mélancolique mêlée à la nostalgie, qui rend ce film très touchant... Dans ce film, nous retrouvons le doux rêveur monsieur Hulot, qui s'efforce ici de distraire son petit neveu, qui s'ennuie dans la confortable villa ultramoderne de ses parents...

Tati s'investit encore davantage dans son oeuvre en dénonçant les effets pervers du modernisme dans cette satire d'une société moderne déshumanisée, où le burlesque se mêle à la poésie mélancolique et à la nostalgie. En critiquant le modernisme, Tati était bien en avance sur son temps, mais lorsque l'on revoit ce film aujourd'hui, on se rend tout simplement compte que Tati avait raison et que son oeuvre était visionnaire. Un peu comme Chaplin lorsqu'il réalisa "Les Temps Modernes". Tati démontre que nous vivons dans un monde où l'humanité n'existe plus, les hommes ont une machine à la place du coeur et le progrès nous enferme dans un univers qui nous arrache nos rêves. Le personnage du petit Gérard, neveu de Mr Hulot, représente tout cela: il vit dans une grande et belle villa qui dispose de nombreux gadgets ultramodernes. Pourtant, il n'est pas heureux et s'ennuie, préférant la compagnie de son oncle qui vit de façon toute simple à celle de ses parents qui vivent de manière trop hautaine.

Dans "Mon Oncle", ce sont deux mondes totalement opposés qui se rencontrent: le monde de la bourgeoisie et le monde des gens simples d'un quartier populaire des années 50. Dans le premier monde, le spectateur rencontre des gens hautains et maniérés, qui sont tellement exaspérants qu'on aurait presque envie de les baffer tellement ils se croient supérieurs ! Le deuxième monde, en revanche, nous semble beaucoup plus proche: ici, les gens sont simples, discutent ensemble et profitent de la vie. Bref, la morale que l'on peut tirer de ce film, c'est que même en ayant tout ce qu'on veut, ça ne nous rend pas forcément heureux et que les petites choses simples de la vie de tous les jours suffisent pour créer un bonheur, certes simple, mais authentique...

Ce film est pratiquement muet car il y a très peu de dialogues, mais il suffit d'observer attentivement chaque plan, chaque détail; car la moindre petite chose devient aussitôt un gag irrésistible, débordant de facétie et d'ingéniosité. Les acteurs sont tous excellents et la mise en scène est particulièrement brillante. Le tout est magnifié par une inoubliable musique, à la fois amusante et tendre en même temps. "Mon Oncle" est un film magnifique, mélange de drôlerie, de tendresse et de poésie mélancolique; un pur chef-d'oeuvre de Jacques Tati qui signait là un véritable bijou de comédie burlesque.

Les Films de Mon Oncle



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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 00:28

Célibataires endurcis, Pierre, Michel et Jacques sont colocataires. Ils aiment les femmes, mais uniquement lorsqu'elles sont de passage. Avant de partir trois semaines en vacances en Thaïlande, Jacques, steward à Air France, prévient ses deux compères qu'un copain déposera un paquet devant la porte et viendra le récupérer plus tard. C'est ainsi qu'un jour, Pierre et Michel ont la surprise de trouver devant leur porte un couffin contenant une petite fille prénommée Marie. Les deux hommes sont contraints de jouer les nourrices, de quoi mettre un peu d'agitation dans leur petite vie bien tranquille...

Roland Giraud. Flach Film

"Trois hommes et un couffin" est l'un des plus beaux films sur l'amour paternel. Réalisé en 1985 par Coline Serreau, une cinéaste alors inconnue, "Trois hommes et un couffin" allait remporter un triomphe inattendu avec près de neuf millions de spectateurs, ce qui en fit l'un des plus gros succès des années 80, et ce film allait également obtenir trois Césars et mener ainsi Coline Serreau tout droit vers la consécration.

Flach Film

"Trois hommes et un couffin" dépeint sur le ton de la comédie le dur apprentissage d'un homme qui devient père et nous montre à quel point c'est compliqué de s'occuper d'un bébé lorsqu'il n'y a aucune femme. Mais avec une rare justesse, "Trois hommes et un couffin" réussit même à franchir le cap de l'émotion afin de nous faire voir la beauté de l'amour paternel. Humour et émotion sont donc les maîtres mots de ce film culte des années 80. L'interprétation est haute en couleur: Roland Giraud, Michel Boujenah et André Dussollier forment un trio de choc; tandis que les seconds rôles sont brillants: Dominique Lavanant, Philippine Leroy-Beaulieu, Marthe Villalonga... Le petit bébé est quant à lui terriblement attachant et mignon à croquer ! Puis, les gags sont absolument irrésistibles: la drogue dans la couche, l'engueulade de Roland Giraud et Dominique Lavanant... Enfin, la musique est superbe.

Flach Film 

Amusante évocation sur la paternité, "Trois hommes et un couffin" est un savoureux mélange de drôlerie et d'émotion, servi par des acteurs fabuleux et des gags réjouissants. Un monument incontournable du cinéma français à savourer immédiatement en famille ! Un régal !

Flach Film



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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 01:47

Les derniers chercheurs d'or indépendants de LaHood, bourgade minière de Californie, sont harcelés par la bande de Coy LaHood, le fondateur de la ville désireux de s'approprier leur concession. Lorsque Hull Barrett, l'un des prospecteurs opposé depuis longtemps à LaHood, descend en ville pour acheter du matériel, il se fait agresser par les hommes de main de ce dernier. C'est alors qu'un mystérieux cavalier, habillé en prêtre, surgit de la montagne et prend la défense de Barrett. Nul ne connaît son nom, son passé, ses origines. Pour le remercier de l'avoir tiré des griffes de ses agresseurs, Barrett lui propose de l'accueillir sous son toit. Le mystérieux étranger ne va pas tarder à prouver ses qualités de tireur...

Neuf ans après "Josey Wales, hors-la-loi", Clint Eastwood réalise en 1985 "Pale Rider, le cavalier solitaire", un nouveau western sobre à la mise en scène classique et dans lequel l'acteur-réalisateur endosse un rôle plutôt christique. Nul ne sait qui est et d'où vient ce mystérieux cavalier défenseur des pauvres. Des mystérieuses cicatrices nous laissent supposer que ce personnage, dont on ignore d'ailleurs le nom, est une sorte de héros vengeur, un ange de la mort suivi par l'Enfer. Ce héros énigmatique que Eastwood incarne avec brio nous rappelle le mystérieux étranger de "L'Homme des hautes plaines", un ange de la mort qui était lui aussi suivi par l'Enfer.

Comme d'habitude, notre ami Clint est encore une fois parfait dans ce rôle plutôt déroutant et il signe là un excellent western au scénario assez classique mais qui bénéficie d'une mise en scène virtuose et intelligente. Les autres acteurs sont eux aussi excellents dans leurs rôles respectifs (à commencer par le méchant de l'histoire, qui est vraiment brillant). Puis, les paysages sont superbes et l'inquiétante musique réussit à créer une atmosphère étrange et oppressante qui parvient à faire naître un sentiment de fascination encore plus grand chez le spectateur.

Mis à part quelques petites longueurs, l'ensemble tient solidement la route et se laisse voir sans déplaisir. Même si "Pale Rider, le cavalier solitaire" n'est pas le meilleur film de Clint Eastwood, je vous conseille tout de même de le visionner, ne serait-ce que pour voir le formidable duel final. Un très bon divertissement, servi par une interprétation remarquable et une magnifique mise en scène à l'atmosphère fantastique plutôt envoûtante. Distrayant.



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Published by kleinhase - dans Les bons films
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