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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 17:28

LE SONDAGE EST TERMINE !

Exceptionnellement, j'ai pris en compte le vote du retardataire nommé Arsène Lapin, ce qui nous fait donc un total de 7 votes, en comptant le mien (la prochaine fois, essayez de voter à temps SVP, merci). A l'attention des gens qui m'ont donné plusieurs réponses, je signale que j'ai pris uniquement en compte le premier duo cité pour les deux parties du sondage (sauf si le votant n'a pas précisé de façon très claire quel était son duo préféré), car je rappelle qu'il fallait choisir un seul duo d'hier et un seul duo d'aujourd'hui. Je sais bien que le choix est parfois cornélien, mais c'est justement cela qui est intéressant, car ça nous permet de réfléchir sur les choses qui, dans notre coeur, nous sont vraiment chères.

Pour consulter les résultats, il faut cliquer sur les titres ci-dessous:

1) Votre duo d'hier préféré

2) Votre duo d'aujourd'hui préféré

******

A l'occasion de la sortie en DVD, le 29 octobre prochain, de << Bienvenue chez les Ch'tis >>, je vous propose un sondage spécial consacré aux plus célèbres duos comiques du cinéma français.

Depuis les débuts du cinéma jusqu'à nos jours, être à deux pour faire rire le spectateur a toujours été une très grande force dans le domaine de la comédie. De nombreux réalisateurs, tels que Gérard Oury ou Francis Veber, ont posé les bases et les règles du tandem comique par excellence: la rencontre - souvent inattendue - de deux acteurs à la personnalité (et parfois même à la corpulence !) radicalement différente peut donner lieu à une succession de gags et quiproquos irrésistibles. Par exemple, des duos comme Fernandel et Gino Cervi dans la saga des << Don Camillo >> nous l'ont déjà maintes fois prouvé.

A l'occasion de la sortie en DVD - le 29 octobre prochain - de << Bienvenue chez les Ch'tis >>, la comédie phénomène de Dany Boon dans laquelle l'humoriste partage la vedette avec Kad Merad, je vous propose justement - à travers ce sondage - de revenir sur quelques uns des plus célèbres duos comiques du cinéma français. Ce sondage va se diviser en deux parties, les duos d'hier et ceux d'aujourd'hui, et pour chacune de ces parties, il faudra choisir votre duo préféré parmi les quatre tandems proposés, en expliquant rapidement vos choix si vous le désirez. Vous pouvez répondre à ce sondage en laissant un commentaire sur cet article (les commentaires seront masqués jusqu'à la publication des résultats) ou par mail, en cliquant sur Ecrire à l'auteur. Vous pouvez voter jusqu'au 18 septembre inclus.

I) LES DUOS D'HIER

Parmi ces quatre duos comiques ayant marqué le cinéma français d'hier, choisissez votre préféré.

 Louis de Funès/Bourvil (Ils se sont donné la réplique dans << Le Corniaud >> - 1964 et << La Grande Vadrouille >> - 1966)

 Lino Ventura/Jacques Brel (Ils se sont donné la réplique dans << L'emmerdeur >> - 1973)

 Michel Serrault/Ugo Tognazzi (Ils se sont donné la réplique dans << La cage aux folles >> - 1978; << La cage aux folles II >> - 1980 et << La cage aux folles III >> - 1985)

 Pierre Richard/Gérard Depardieu (Ils se sont donné la réplique dans << La chèvre >> - 1981; << Les compères >> - 1983 et << Les fugitifs >> - 1986)

II) LES DUOS D'AUJOURD'HUI

Parmi ces quatre duos comiques ayant marqué le cinéma français d'aujourd'hui, choisissez votre préféré.

 Jean Reno/Christian Clavier (Ils se sont donné la réplique dans << L'opération corned-beef >> - 1991; la saga des << Visiteurs >> - 1993 à 2001 et << L'enquête corse >> - 2003)

 Jacques Villeret/Thierry Lhermitte (Ils se sont donné la réplique dans << Le dîner de cons >> - 1998)

 Samy Naceri/Frédéric Diefenthal (Ils se sont donné la réplique dans la saga des << Taxi >> - 1998 à 2007)

 Kad Merad/Dany Boon (Ils se sont donné la réplique dans << Bienvenue chez les Ch'tis >> - 2008)



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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 17:26

La 2ème et dernière question de ce grand sondage spécial duos comiques était, je vous le rappelle: parmi ces quatre duos comiques ayant marqué le cinéma français d'aujourd'hui, choisissez votre préféré:

 Jean Reno/Christian Clavier (Ils se sont donné la réplique dans << L'opération corned-beef >> - 1991; la saga des << Visiteurs >> - 1993 à 2001 et << L'enquête corse >> - 2003)

 Jacques Villeret/Thierry Lhermitte (Ils se sont donné la réplique dans << Le dîner de cons >> - 1998)

 Samy Naceri/Frédéric Diefenthal (Ils se sont donné la réplique dans la saga des << Taxi >> - 1998 à 2007)

 Kad Merad/Dany Boon (Ils se sont donné la réplique dans << Bienvenue chez les Ch'tis >> - 2008)

Et vous avez préféré...

Le duo Jacques Villeret/Thierry Lhermitte !

<< Il s'appelle Juste Leblanc.  - Ah bon, il a pas de prénom ?!  - Je viens de vous le dire, il s'appelle Juste Leblanc... monsieur Pignon, votre prénom à vous, c'est François, c'est juste ? Et bien lui, c'est pareil, c'est Juste aussi... >>: cette simple réplique, devenue culte, a fait rire 5 d'entre vous, et le tandem Villeret/Lhermitte s'impose donc à l'unanimité comme votre duo d'aujourd'hui préféré. Grâce à sa remarquable prestation (hilarante de bout en bout) de con finalement pas si con que ça, le regretté Jacques Villeret obtiendra le César du meilleur acteur en 1999. Une récompense amplement méritée, tant le comédien est ici au sommet de sa forme et de son art, et multiplie les gaffes pour notre plus grand bonheur.

 Un point pour le duo Reno/Clavier. Le premier volet des << Visiteurs >>, qui nous raconte les mésaventures du chevalier Godefroy de Montmirail (Jean Reno) et de son écuyer Jacquouille la Fripouille (Christian Clavier) perdus par erreur en plein 21e siècle; a fait rire 13 millions de spectateurs en 1993, ce qui en fait l'un des plus gros succès du cinéma français: c'est okaaayyy !

 Un point également pour le tandem Merad/Boon. Sorti en février dernier, << Bienvenue chez les Ch'tis >> a battu tous les records en totalisant un peu plus de 20 millions d'entrées, ce qui le place juste devant << La Grande Vadrouille >> et ses 17 millions de spectateurs. Autant dire que le croustillant duo formé par Kad Merad et Dany Boon est déjà entré dans la légende du cinéma comique français: cha alors, comme on dit en ch'timi !

 En revanche, aucun point pour le duo Naceri/Diefenthal. Entre Daniel (Samy Naceri), le chauffeur chauffard fou de vitesse; et Emilien (Frédéric Diefenthal), le flic maladroit et un poil endormi; la collaboration se révèle explosive et mouvementée.



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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 17:48

La question 1 de ce grand sondage spécial duos comiques était, je vous le rappelle: parmi ces quatre duos comiques ayant marqué le cinéma français d'hier, choisissez votre préféré:

 Louis de Funès/Bourvil (Ils se sont donné la réplique dans << Le Corniaud >> - 1964 et << La Grande Vadrouille >> - 1966)

 Lino Ventura/Jacques Brel (Ils se sont donné la réplique dans << L'emmerdeur >> - 1973)

 Michel Serrault/Ugo Tognazzi (Ils se sont donné la réplique dans << La cage aux folles >> - 1978; << La cage aux folles II >> - 1980 et << La cage aux folles III >> - 1985)

 Pierre Richard/Gérard Depardieu (Ils se sont donné la réplique dans << La chèvre >> - 1981; << Les compères >> - 1983 et << Les fugitifs >> - 1986)

Et vous avez préféré...

Le duo Louis de Funès/Bourvil !

Avec 4 points, le tandem De Funès/Bourvil s'impose sans surprise comme votre duo d'hier préféré. D'un côté, Louis de Funès, le petit agité nerveux, coléreux et antipathique; et de l'autre, Bourvil, le brave garçon naïf tendre et modeste: en réunissant ces deux monstres sacrés (qui s'étaient déjà croisé auparavant, notamment dans << La Traversée de Paris >> en 1956), le réalisateur Gérard Oury a visé en plein dans le mille, puisque << Le Corniaud >> fera rire 11 millions de spectateurs en 1964 tandis que << La Grande Vadrouille >> totalisera plus de 17 millions d'entrées en 1966... pas si kounkoun que ça, comme dirait Bourvil ! Rappelons qu'en 1970, Oury s'apprêtait à nouveau à réunir les deux acteurs pour << La folie des grandeurs >>, mais malheureusement, Bourvil décédera quelques jours avant le début du tournage et sera donc remplacé par Yves Montand.

 Avec 3 points, le duo Richard/Depardieu prend la seconde place du podium. Lorsque Francis Veber se prépare à tourner << La chèvre >> en 1981, il souhaite confier les rôles principaux à Lino Ventura et Jacques Villeret. Mais le premier refuse de partager l'affiche avec le second. Veber pense alors à Pierre Richard pour le rôle de l'éternel gaffeur maladroit et malchanceux, ainsi qu'à Gérard Depardieu pour le rôle du gros dur un peu brutal mais si attachant dans le fond. En trois films, le tandem devient mythique, et Francis Veber s'impose comme le nouveau spécialiste des duos comiques à la française.

 Aucun point pour le duo Ventura/Brel. Si les deux artistes avaient déjà joué ensemble dans << L'aventure, c'est l'aventure >> (1972) de Claude Lelouch, c'est cependant dans << L'emmerdeur >> qu'ils se donnent véritablement la réplique, de manière particulièrement croustillante. Un remake, mis en scène par Francis Veber lui-même (effectivement, c'est à lui qu'on doit le scénario du film original), avec Richard Berry et Patrick Timsit dans les rôles principaux, sortira en salles en décembre prochain.

 Aucun point pour le duo Serrault/Tognazzi. Production franco-italienne oblige, c'est donc Ugo Tognazzi qui fut choisi pour donner la réplique à Michel Serrault dans le film << La cage aux folles >>, en lieu et place de Jean Poiret. Rappelons que cette comédie légendaire sur les mésaventures comiques de deux homosexuels est en fait l'adaptation cinématographique de la pièce de théâtre éponyme écrite par Poiret en 1973.



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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 17:44

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

PARADE

Film français

Genre: Comédie

Durée: 1h24

(Tous publics)

******

 L'HISTOIRE:

L'histoire d'une grande fête au cours de laquelle Jacques Tati organise une rencontre entre spectateurs, artistes, clowns, enfants et lui-même. Tout au long du film, adultes et jeunes forment une seule masse enthousiaste et unie par le spectacle. Dès le début, une petite fille et un petit garçon symbolisent, en un seul regard échangé, la joie d'être ensemble. Le public participe directement au spectacle, qui tient à la fois du music-hall et du cirque, et Tati, en Monsieur Loyal, dirige et anime la représentation...

******

 MON AVIS:

Après les échecs monumentaux de << Playtime >> (1967) et de << Trafic >> (1971), qui l'ont d'ailleurs ruiné, Jacques Tati (photo ci-contre) abandonne définitivement le personnage légendaire de Monsieur Hulot et signe en 1974 son sixième et dernier film, sobrement intitulé << Parade >>. Pour cet adieu définitif au 7ème Art, Tati a voulu nous offrir un final en forme de feu d'artifice, et pour cela, il a décidé de consacrer cet ultime long-métrage à sa passion de toujours: le cirque. << Parade >> n'est donc pas un film au sens propre du terme, ni un documentaire, disons plutôt que c'est un spectacle filmé, présenté par de vrais artistes devant un vrai public, le tout tourné sous un vrai chapiteau. Nous avons donc affaire ici à du cinéma authentique, qui ne triche pas avec le spectateur, ce qui est devenu plutôt rare de nos jours. Pour l'anecdote, il faut savoir que << Parade >> est le premier film à être sorti en vidéo, Tati ayant effectivement affirmé que la vidéo représentait l'avenir du cinéma. On constatera qu'il ne s'est pas trompé, même si aujourd'hui, c'est le DVD qui a pris le dessus.

Avec << Parade >>, c'est à une grande fête que nous convie Jacques Tati, s'ingéniant à faire se rencontrer spectateurs, artistes, enfants et lui-même. Le spectacle, auquel le public participe, alterne habilement cirque et music-hall, et Tati, habillé en Monsieur Loyal, nous présente ses plus célèbres numéros: le football, le cheval, la pêche... Les numéros que nous voyons défiler tout au long de ce spectacle ne sont pas dangereux et n'ont rien de vraiment exceptionnel, ce sont simplement les numéros d'un petit cirque sans prétention, le genre de cirque que l'on croise parfois sur notre route, et qui n'a qu'un seul but: faire rêver. Avec simplicité mais authenticité.

Mais l'art du réalisateur s'exerce aussi sur une observation minutieuse et finement détaillée des coulisses de la fête, depuis l'arrivée des spectateurs jusqu'aux multiples réactions de la salle, sans oublier de passer par l'entracte, chose qui n'existe plus aujourd'hui (sauf peut-être dans certains cirques). Bref, Tati rend un vibrant hommage à ses premières amours et exécute un très émouvant numéro de mime, à la manière de Charles Chaplin. L'ensemble est en outre bercé par une musique à la fois joyeuse, et en même temps, emplie de nostalgie et de mélancolie.

******

 EN CONCLUSION:

<< Parade >> est une oeuvre hors du commun, trop méconnue, et j'espère seulement que cette petite critique vous aura donné l'envie de la découvrir, ne serait-ce qu'une fois. Car << Parade >>, c'est l'art dans toute sa splendeur: Tati rend hommage au cirque et au music-hall, mais également et surtout à l'art lui-même, à tous les arts qui existent. Au fond, c'est peut-être la plus belle déclaration d'amour qu'un cinéaste puisse faire à travers un film.

K.H.

 AVIS PERSONNEL: Pour toute la famille.

Cliquez ICI pour voir un extrait



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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 02:32

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

LES BRONZES 3, AMIS POUR LA VIE

Film français

Genre: Comédie

Durée: 1h37

(Tous publics)

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 L'HISTOIRE:

Depuis leur première rencontre en 1978 dans un club de vacances en Côte d'Ivoire, et leurs retrouvailles un an plus tard sur les pistes de ski du Val d'Isère; Popeye, Gigi, Jérôme, Bernard, Nathalie et Jean-Claude ne se sont jamais totalement perdus de vue. Voilà même quelques années qu'ils se retrouvent chaque été en Italie, au Prunus Resort, un hôtel de luxe en bord de mer, tenu par le toujours coureur Popeye, qui le gère plus ou moins bien; et son épouse Graziella, propriétaire des lieux et héritière d'une des plus grosses fortunes d'Italie. Les premiers arrivés sont Jérôme, Bernard et Nathalie...

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 MON AVIS:

Comme sans doute beaucoup de gens, je faisais partie des 10,3 millions de spectateurs qui, en 2006, se sont précipités dans les salles obscures pour aller découvrir << Les Bronzés 3, amis pour la vie >>, mis en scène par Patrice Leconte. Cette comédie événement marquait les retrouvailles très attendues - 27 ans après << Les Bronzés >> (1978) et << Les Bronzés font du ski >> (1979) - de toute l'équipe du Splendid. Hélas, trois fois hélas, quelle déception en sortant du cinéma ! Même si le plaisir de retrouver ces six joyeux lurons que l'on considère depuis toujours comme de vieux copains est intact et bel et bien réel, ce troisième opus ne tient pas ses promesses et sent la suite commerciale à plein nez, ce qui est vraiment très frustrant, surtout lorsqu'on est fan de cette fameuse bande qui nous a fait tant rire par le passé, ce qui est mon cas.

Thierry Lhermitte alias Popeye, l'incorrigible coureur de jupons toujours empêtré dans ses histoires de séducteur; Marie-Anne Chazel alias Gigi, qui pour l'occasion s'est fait refaire une poitrine volumineuse (!); et Michel Blanc alias Jean-Claude Dusse, devenu coiffeur branché aux Etats-Unis; ont tous trois pris un sacré coup de vieux et ça se ressent, car pendant une bonne partie du film, ils ont l'air complètement paumés, se demandant sûrement ce qu'ils font là. Seul le couple Gérard Jugnot/Josiane Balasko (photo ci-contre), alias Bernard et Nathalie, se révèle toujours aussi hilarant; tandis que Christian Clavier m'a paru tout à fait à son aise dans le rôle de Jérôme, médecin rayé du Conseil de l'Ordre. Que dire aussi de l'interprétation peu convaincante de Dominique Lavanant, Martin Lamotte et Bruno Moynot, dont les personnages ont évolué de manière très décevante ?...

Tiré par les cheveux et bourré d'incohérences, le scénario s'essouffle en cours de route et part littéralement en vrille, après un début pourtant satisfaisant, ce qui est fort dommage. Les gags, même si certains réussissent difficilement à sortir du lot, sont pour la plupart poussifs et n'évitent pas toujours la vulgarité. Le tout alourdi par une fin confuse et bâclée, qui nous laisse l'amère impression d'avoir été trahi. Et toutefois, en regardant ce film, on espère pouvoir passer de l'amusement complice à la franche rigolade, comme autrefois. Malheureusement, malgré toute la bonne volonté du monde, on ne dépasse jamais le stade du sourire indulgent, et globalement, on a surtout tendance à rire jaune. Seule la musique, agréable et rythmée, parvient à donner un peu de punch à ce film bien fade.

Bref, au final, on se sent plutôt envahi par la nostalgie, et l'envie irrésistible de revoir les deux premiers << Bronzés >> (qui avaient décidément une autre classe, il faut bien le dire) nous prend soudainement comme si on souhaitait arrêter le temps afin de revivre une nouvelle fois - et sans jamais se lasser ! - tous ces bons moments passés en compagnie de ce mythique groupe de potes, qui, à cette époque, savait faire rire le spectateur de bon coeur sans penser d'abord aux recettes gagnées grâce au succès... Oui, en y réfléchissant bien, on se demande si, tout compte fait, ce << Bronzés 3 >> était aussi indispensable que ça...

******

 EN CONCLUSION:

<< Les mêmes en pire >>, promettait l'affiche. Personnellement, pour ma part, je trouve que << les mêmes en moins bien >> conviendrait mieux. Sur ce, comme dirait ce cher Jean-Claude Dusse, j'vais conclure...

K.H.

 AVIS PERSONNEL: Pour adolescents et adultes.

Site officiel

Cliquez ICI pour voir la bande-annonce



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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 17:12

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

CASABLANCA

Film américain

Genre: Drame

Durée: 1h38

(Noir & blanc)

(Tous publics)

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 L'HISTOIRE:

A Casablanca, pendant la Seconde Guerre Mondiale, le night-club le plus couru de la ville est tenu par Rick Blaine, un homme cynique et taciturne, d'origine américaine, qui se trouve ici en exil. Mais son établissement sert également de refuge à ceux qui voudraient se procurer les papiers nécessaires afin de quitter le pays, pour rejoindre Lisbonne ou éventuellement, l'Amérique. Lorsque Rick voit débarquer un soir le célèbre Victor Laszlo, résistant évadé d'un camp de concentration, et son épouse Ilsa Lund, quelle n'est pas sa surprise de retrouver dans ces circonstances le grand amour de sa vie...

******

           MON AVIS:

Casablanca, célèbre ville du Maroc qui en 1942 donna son nom à un film de Michael Curtiz. Monument parmi les monuments hollywoodiens, très justement récompensé par 3 Oscars (il fut pourtant nominé 8 fois !), << Casablanca >> évoque pour tous les amoureux du 7ème Art bien plus qu'un simple film. Elevé au rang de chef-d'oeuvre culte, << Casablanca >> représente un véritable mythe pour une grande majorité des spectateurs. En tout cas, force est de constater que, plus de 60 ans après sa réalisation, ce film n'en finit pas de fasciner encore et toujours. Personnellement, je ne l'ai découvert qu'il y a quelques semaines, et comme sans doute beaucoup de gens, je dois avouer que je ne suis pas restée insensible face à la beauté stupéfiante de cette histoire d'amour impossible se déroulant durant une sombre période de notre Histoire. Certains ont beau critiquer et dire que ce n'est qu'une énième histoire larmoyante à l'eau de rose, la force que dégage << Casablanca >> est pourtant bien là et n'a pas pris une seule ride. Quoiqu'on puisse en dire.

Au même titre que Clark Gable et Vivien Leigh dans << Autant en emporte le vent >>, le très beau couple formé par Humphrey Bogart et Ingrid Bergman (photo ci-dessus) dans << Casablanca >> est à jamais entré dans la légende et n'est visiblement pas près d'en sortir ! Pour son premier rôle sentimental, qui lui apportera d'ailleurs la consécration internationale, Humphrey Bogart impose sa carrure et son élégance, nous livrant une merveilleuse prestation, à la fois ironique et émouvante. A ses côtés, Ingrid Bergman (resplendissante à souhait !) illumine somptueusement l'écran par son talent et ses beaux yeux. Mais les seconds rôles ne sont pas oubliés pour autant: de Paul Henreid à Sydney Greenstreet, en passant par Claude Rains et Conrad Veidt (photo ci-contre), ou encore Peter Lorre (photo ci-dessous), tous nous donnent le meilleur d'eux-mêmes.

L'intrigue, riche en rebondissements, mêle savamment romanesque et romantisme, tout en dénonçant avec beaucoup de courage l'absurdité de la guerre, notamment à travers la poignante scène de << La Marseillaise >>, qui fait monter les larmes aux yeux de manière très intense sans tomber dans la mièvrerie. L'éclatante pureté du noir & blanc renforce encore davantage la qualité déjà exceptionnelle de cette oeuvre. Et que dire aussi de l'inoubliable chanson << As time goes by >> ?... Bien plus que d'accompagner le film, elle lui apporte ce souffle nostalgique qui donne à << Casablanca >> cette espèce de magie envoûtante et intemporelle. C'est comme si le temps s'était arrêté: les destins de Rick et d'Ilsa s'écrivent petit à petit, et le spectateur se régale. Pas de doute, voici ce qu'on peut appeler du cinéma avec un grand C.

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 EN CONCLUSION:

Pour terminer, je dirais simplement que << Casablanca >> est un classique qu'on ne présente plus. Incontournable, bien sûr.

K.H.

 AVIS PERSONNEL: Pour adolescents et adultes.

Cliquez ICI pour voir la bande-annonce (Cette B.A. est en V.O. non sous-titrée)

EXTRAIT BONUS



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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 00:08

En juillet dernier, nous fêtions le premier anniversaire de la disparition de Michel Serrault. Déjà un an que ce monstre sacré s'est éteint... et pourtant, il avait une telle présence à l'écran qu'on a parfois l'impression qu'il est encore parmi nous. Retour sur la vie et sur la carrière de cet immense comédien, au talent incontestable.

Il l'a dit: << Si l'acteur ne bouscule pas la réalité pour aller plus loin dans les émotions ou dans le rire, ce n'est plus un artiste >>.

BIOGRAPHIE: il était une fois Michel Serrault...

Michel Serrault, de son vrai nom Michel Lucien Serrault, est né le 24 janvier 1928 à Brunoy, dans l'Essonne. Entré au petit séminaire à l'âge de 14 ans, il souhaite devenir prêtre et proclame avoir deux passions: << faire rire et m'occuper de Dieu >>. Finalement, c'est un prêtre qui va l'orienter vers la comédie, et Serrault dira plus tard qu'il a renoncé à s'occuper de Dieu à cause des voeux de chasteté. Néanmoins, la foi tiendra une importance particulière tout au long de sa vie.

Refusé au Conservatoire au terme de deux années d'études, il débute au théâtre en 1946. En 1948, il fait son service militaire dans l'aviation. De retour à Paris, il reprend ses activités théâtrales en jouant de multiples petits rôles. C'est là qu'il va rencontrer son complice Jean Poiret en 1952, qui deviendra son grand ami. Ensemble, les deux hommes se font petit à petit connaître et leur duo, fondé sur le comique le plus absurde, devient mythique.

C'est en 1954 que Michel Serrault fait ses premiers pas dans le monde du cinéma, en jouant dans << Ah ! les belles bacchantes >> et << Les diaboliques >>. Avec son physique plutôt banal et sa voix si caractéristique, Serrault n'a pas vraiment le profil du jeune premier, et les années 1950-1960 seront pour lui une étape peu importante dans sa carrière, puisque les films qu'il tourne durant cette période ne laisseront pas un souvenir impérissable dans les mémoires, même si il joue sous la direction de grands réalisateurs comme Sacha Guitry, qui le dirige dans << Assassins et voleurs >> (1956), ou Georges Lautner, avec qui il tourne << Des pissenlits par la racine >> (1963). C'est Pierre Tchernia qui remarque le premier son talent, en lui confiant le premier rôle dans << Le viager >> (1972).

Mais la véritable consécration arrive enfin en 1978 avec << La cage aux folles >> d'Edouard Molinaro, comédie légendaire sur les tribulations comiques de deux homosexuels campés par Serrault et l'acteur italien Ugo Tognazzi. Ce film, qui est l'adaptation cinématographique de la pièce de théâtre éponyme créée par Jean Poiret en 1973, permet à Serrault de remporter son premier César du meilleur acteur. Le succès aidant, le duo Serrault/Tognazzi reprendra du service dans << La cage aux folles II >> (1980) et << La cage aux folles III >> (1985).

En 1977, sa fille meurt brutalement dans un accident de voiture, à l'âge de 19 ans. Ce drame familial va marquer un tournant important dans la carrière de Michel Serrault, qui à partir des années 1980, délaisse la comédie au profit de rôles plus sombres et plus ambigus. On le verra dans de nombreux films policiers, tels que << Pile ou face >> (1980), où il partage la vedette avec Philippe Noiret, ou encore << Mortelle randonnée >> (1983), dans lequel il donne la réplique à Isabelle Adjani. Mais de cette période, on retiendra principalement son rôle de notaire cynique suspecté de meurtres dans << Garde à vue >> (1981), face à Lino Ventura, Romy Schneider et Guy Marchand; et celui de tueur en série dans << Les fantômes du chapelier >> (1982), avec Charles Aznavour. Grâce à << Garde à vue >>, Serrault obtient son second César du meilleur acteur. Un troisième et dernier César lui sera remis en 1996 pour son interprétation dans << Nelly et monsieur Arnaud >>, le film testament de Claude Sautet où l'acteur fait face à la sublime Emmanuelle Béart.

Toujours très actif dans les années 1990 (<< Docteur Petiot >>, 1990; << Le bonheur est dans le pré >>, 1995; << Assassin(s) >>, 1996; << Les enfants du marais >>, 1998) et dans les années 2000 (<< Une hirondelle a fait le printemps >>, 2001; << Le papillon >>, 2002; << Albert est méchant >>, 2004; << Antonio Vivaldi, un prince à Venise >>, 2007), le comédien enchaîne les tournages et endosse souvent, à la fin de sa vie, le rôle d'un grand-père solitaire et râleur, bourru mais qui possède malgré tout un coeur d'or.

Le 29 juillet 2007 à Honfleur (Calvados), Michel Serrault tire sa révérence sur un pied de nez, à l'âge de 79 ans, emporté par un cancer.

ARRÊT SUR IMAGES...

Jean Poiret et Michel Serrault dans << Assassins et voleurs >> (1956)

Michel Serrault et Mireille Darc dans << Des pissenlits par la racine >> (1963)

Michel Serrault et Ugo Tognazzi dans << La cage aux folles >> (1978)

Michel Serrault et Lino Ventura dans << Garde à vue >> (1981)

Michel Serrault et Charles Aznavour dans << Les fantômes du chapelier >> (1982)

Michel Serrault et Emmanuelle Béart dans << Nelly et monsieur Arnaud >> (1996)

Michel Serrault et Mathilde Seigner dans << Une hirondelle a fait le printemps >> (2001)

Michel Serrault dans << Antonio Vivaldi, un prince à Venise >> (2007)

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Michel Serrault est l'un de ces nombreux acteurs avec qui j'ai grandi. Il m'a fait découvrir le cinéma et m'a transmis, par son talent, ma passion sans borne pour le 7ème Art. Capable d'endosser tous les rôles avec une facilité déconcertante, passant du registre le plus dramatique au registre le plus léger, Michel Serrault avait surtout ce don inouï de ne jamais se prendre au sérieux. Parmi sa longue et impressionnante filmographie, j'ai une affection très particulière et très profonde pour << La cage aux folles >>, << Garde à vue >> et << Les enfants du marais >>.

 Rezo Films 

Site consacré à Michel Serrault

Vidéo souvenir

   



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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 02:55

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

WALL.E

Film américain

Genre: Animation

Durée: 1h37

(Tous publics)

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 L'HISTOIRE:

Faites la connaissance de WALL.E (prononcez << Walli >>): WALL.E est le dernier être sur Terre et s'avère être... un petit robot ! 700 ans plus tôt, l'humanité a déserté notre planète, laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre. Mais au bout de ces longues années, WALL.E a développé un petit défaut technique: une forte personnalité. Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul... Cependant, sa vie s'apprête à être bouleversée avec l'arrivée d'une petite << robote >>, bien carénée et prénommée EVE. Tombant instantanément et éperdument amoureux d'elle, WALL.E va tout mettre en oeuvre pour la séduire. Et lorsqu'EVE est rappelée dans l'espace pour y terminer sa mission, WALL.E n'hésite pas un seul instant: il se lance à sa poursuite. Hors de question pour lui de laisser passer le seul amour de sa vie: pour être aux côtés d'EVE, WALL.E est prêt à aller au bout de l'univers et vivre la plus fantastique des aventures...

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 MON AVIS:

Ce qui est absolument fascinant dans les longs-métrages des studios Pixar, c'est que les animateurs ont ce don inouï de rendre intéressant ce qui, à priori, ne l'est pas vraiment ! Ainsi, après s'être pris d'affection pour un jouet (<< Toy Story >>, 1995), pour une voiture (<< Cars >>, 2006) ou encore pour un rat (<< Ratatouille >>, 2007), le spectateur s'attache à présent à... un petit robot ! Surprenant mais véridique ! En même temps, il faut bien avouer que ce fameux << WALL.E >> dégage quelque chose de particulièrement craquant: avec ses jumelles en guise d'yeux et ses mimiques à la Chaplin, ce petit tas de ferraille a tout pour plaire, aussi bien aux jeunes qu'aux moins jeunes, les animateurs ayant effectivement réussi à lui donner de véritables expressions humaines, tour à tour hilarantes ou poignantes.

Une fois encore, l'animation rime ici avec prouesse et virtuosité. Rarement un dessin animé aura fait preuve d'un réalisme aussi saisissant qu'il en devient presque troublant ! Les couleurs, la finesse des gestes et le soin exceptionnel apporté au moindre petit détail: rien n'a été négligé, et nos yeux se régalent devant une telle beauté visuelle. Sur fond de morale écologique, le scénario déborde d'imagination et regorge de trouvailles, toutes plus audacieuses les unes que les autres. Le tout bercé par une musique agréable et terriblement romantique (oui oui, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les sentiments trouvent aussi leur place dans cette épopée intergalactique, emplie d'une infinie poésie).

Cependant, << WALL.E >> ne m'a pas autant emballée que << Ratatouille >>. Et pourtant, je brûlais d'impatience de découvrir l'histoire de ce petit robot, encensée et acclamée par la plupart des critiques ! En fait, c'est surtout toute la partie dans l'espace (plus précisément dans le vaisseau entièrement robotisé) qui m'a légèrement déçue, car j'ai trouvé le temps un peu long, malgré les nombreux rebondissements. A vrai dire, j'ai préféré le début de l'histoire, qui - bien que pratiquement muet - est (selon moi !) le moment le plus captivant de ce film sidérant.

Mais globalement, en dehors de cet unique reproche, l'ensemble tient toutes ses promesses et nous offre un spectacle de très haute qualité, impressionnant et enchanteur à la fois. Bref, si personnellement j'attendais davantage de la part de ce déjà culte << WALL.E >>, je dois toutefois reconnaître que la magie et la grâce sont malgré tout au rendez-vous, et au final, on ressort du cinéma ébloui et émerveillé par tant d'idées et de richesse artistique et technique. Et puis, notons aussi que le court-métrage << Presto >>, qui précède << WALL.E >> (le court-métrage avant le film: une incontournable tradition chez les studios Pixar), est vraiment brillant et littéralement désopilant, et fait également preuve d'une créativité et d'une maîtrise tout simplement remarquables, ce qui ne fait qu'ajouter au plaisir.

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 EN CONCLUSION:

A mi-chemin entre << 2001, l'odyssée de l'espace >> (un savoureux clin d'oeil y fait justement allusion) et << E.T. l'extraterrestre >>, << WALL.E >> est un astre qui scintille déjà de milles feux dans le ciel des joyaux de l'animation hollywoodienne.

K.H.

 AVIS PERSONNEL: Pour toute la famille.

Site officiel

Cliquez ICI pour voir la bande-annonce



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Published by kleinhase - dans Films d'animation
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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 20:06

Amies lectrices, amis lecteurs, bien le bonjour chez vous ! :D Après un mois d'interruption, me voici de retour pour de nouvelles aventures cinématographiques ! :)

Rentrée oblige, << Le Cinéma de Kleinhase >> subira, début septembre, quelques légères modifications au niveau du look. En attendant, ce sont d'abord les critiques qui vont faire peau neuve, avec un petit changement dans la mise en page.

Je vous annonce également que l'avenir de la rubrique << Sondages >> est pour l'instant incertain, car je ne sais pas encore si cette rubrique reviendra en septembre ou pas. Je verrai ça le moment venu.

Mais pour commencer, place au suspense avec cette petite critique de << Fenêtre sur cour >>. Enjoy ! ;-)



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Published by kleinhase - dans Humeur
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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 16:56

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

FENÊTRE SUR COUR

Film américain

Titre original: << Rear window >>

Genre: Thriller

Durée: 1h49

(Tous publics)

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 L'HISTOIRE:

Photographe professionnel, cloué dans un fauteuil roulant à cause d'une jambe cassée, L.B. Jeff Jefferies tue son ennui en épiant - par la fenêtre de son appartement, qui donne sur la cour intérieure d'un immeuble - ses nombreux voisins. Au fil du temps, et à force d'observation quotidienne, Jeff soupçonne bientôt un des voisins, un certain Lars Thorwald, représentant de commerce de son état, d'avoir assassiné son épouse, cette dernière ayant mystérieusement disparue du jour au lendemain. Malgré les vaines tentatives de ses amis pour lui faire admettre que ce soi-disant meurtre n'est que le fruit - stupide - de son imagination, Jeff s'obstine et demande à sa petite amie, Lisa Fremont, jeune femme très chic de la haute société, de l'aider à enquêter sur une série d'événements très suspects...

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 MON AVIS:

Voyeur: personne attirée par une curiosité plus ou moins malsaine. Inutile de chercher midi à quatorze heures, << Fenêtre sur cour >>, réalisé par Alfred Hitchcock (photo ci-contre) en 1954, se révèle être la définition cinématographique par excellence du mot << voyeurisme >>. Souvent considéré comme le film le plus représentatif de l'oeuvre << Hitchcockienne >>, << Fenêtre sur cour >> est sans aucun doute l'un des films les plus analysés au monde, et qui à l'heure actuelle, plus de 50 ans après sa sortie dans les salles obscures, parvient encore à susciter passion et débats.

Visage en sueur, jambe prisonnière d'un mauvais plâtre et téléobjectif en mains: pour sa deuxième collaboration avec Hitchcock, le grand James Stewart (photo ci-contre) nous gratifie d'une interprétation charismatique et très efficace, endossant ici l'un de ses rôles les plus séduisants. Face à lui, la sublime Grace Kelly (photo ci-dessous) illumine littéralement l'écran par son talent... et sa grâce (!). Tous deux rivalisent de charme et de complicité, et sont entourés d'une pléiade de très bons seconds rôles, dont notamment Wendell Corey et Thelma Ritter, pour ne citer qu'eux.

Habilement construit, le scénario nous tient en haleine de la première à la dernière minute, et la tension monte crescendo au fur et à mesure que l'enquête avance. A aucun moment, on ne peut affirmer si ce représentant de commerce a tué sa femme ou pas, et le doute nous envahit jusqu'au coup de théâtre final. Sur le mode du huit-clos, Sir Alfred s'intéresse au voyeurisme (et à celui du spectateur, qui devient involontairement voyeur lui aussi, ne l'oublions pas !), mais le réalisateur explore aussi (avec toujours autant de virtuosité) le thème du point de vue, en nous montrant que sur une seule et même chose, chaque personne possède un regard très différent, parfois très opposé au nôtre. Pour couronner le tout, Hitchcock ajoute les pincées d'humour et de romantisme qui lui sont familières. Quant à la musique de Franz Waxman, elle est très belle, même si - personnellement - j'ai trouvé son absence regrettable dans les moments d'angoisse, bien que le silence soit souvent plus effrayant encore qu'une musique à suspense.

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 EN CONCLUSION:

Hormis quelques longueurs de-ci de-là, << Fenêtre sur cour >> n'en reste pas moins un grand et captivant moment de cinéma, qui n'a pas volé ses quatre étoiles, ne serait-ce que pour l'histoire, audacieuse et prenante de bout en bout.

K.H.

 AVIS PERSONNEL: Pour adolescents et adultes.

Cliquez ICI pour voir la bande-annonce (Cette B.A. est en V.O. sous-titrée)



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Published by kleinhase - dans Chefs-d'oeuvre
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