Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /Sep /2008 17:12

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

CASABLANCA

Film américain

Genre: Drame

Durée: 1h38

(Noir & blanc)

(Tous publics)

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 L'HISTOIRE:

A Casablanca, pendant la Seconde Guerre Mondiale, le night-club le plus couru de la ville est tenu par Rick Blaine, un homme cynique et taciturne, d'origine américaine, qui se trouve ici en exil. Mais son établissement sert également de refuge à ceux qui voudraient se procurer les papiers nécessaires afin de quitter le pays, pour rejoindre Lisbonne ou éventuellement, l'Amérique. Lorsque Rick voit débarquer un soir le célèbre Victor Laszlo, résistant évadé d'un camp de concentration, et son épouse Ilsa Lund, quelle n'est pas sa surprise de retrouver dans ces circonstances le grand amour de sa vie...

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           MON AVIS:

Casablanca, célèbre ville du Maroc qui en 1942 donna son nom à un film de Michael Curtiz. Monument parmi les monuments hollywoodiens, très justement récompensé par 3 Oscars (il fut pourtant nominé 8 fois !), << Casablanca >> évoque pour tous les amoureux du 7ème Art bien plus qu'un simple film. Elevé au rang de chef-d'oeuvre culte, << Casablanca >> représente un véritable mythe pour une grande majorité des spectateurs. En tout cas, force est de constater que, plus de 60 ans après sa réalisation, ce film n'en finit pas de fasciner encore et toujours. Personnellement, je ne l'ai découvert qu'il y a quelques semaines, et comme sans doute beaucoup de gens, je dois avouer que je ne suis pas restée insensible face à la beauté stupéfiante de cette histoire d'amour impossible se déroulant durant une sombre période de notre Histoire. Certains ont beau critiquer et dire que ce n'est qu'une énième histoire larmoyante à l'eau de rose, la force que dégage << Casablanca >> est pourtant bien là et n'a pas pris une seule ride. Quoiqu'on puisse en dire.

Au même titre que Clark Gable et Vivien Leigh dans << Autant en emporte le vent >>, le très beau couple formé par Humphrey Bogart et Ingrid Bergman (photo ci-dessus) dans << Casablanca >> est à jamais entré dans la légende et n'est visiblement pas près d'en sortir ! Pour son premier rôle sentimental, qui lui apportera d'ailleurs la consécration internationale, Humphrey Bogart impose sa carrure et son élégance, nous livrant une merveilleuse prestation, à la fois ironique et émouvante. A ses côtés, Ingrid Bergman (resplendissante à souhait !) illumine somptueusement l'écran par son talent et ses beaux yeux. Mais les seconds rôles ne sont pas oubliés pour autant: de Paul Henreid à Sydney Greenstreet, en passant par Claude Rains et Conrad Veidt (photo ci-contre), ou encore Peter Lorre (photo ci-dessous), tous nous donnent le meilleur d'eux-mêmes.

L'intrigue, riche en rebondissements, mêle savamment romanesque et romantisme, tout en dénonçant avec beaucoup de courage l'absurdité de la guerre, notamment à travers la poignante scène de << La Marseillaise >>, qui fait monter les larmes aux yeux de manière très intense sans tomber dans la mièvrerie. L'éclatante pureté du noir & blanc renforce encore davantage la qualité déjà exceptionnelle de cette oeuvre. Et que dire aussi de l'inoubliable chanson << As time goes by >> ?... Bien plus que d'accompagner le film, elle lui apporte ce souffle nostalgique qui donne à << Casablanca >> cette espèce de magie envoûtante et intemporelle. C'est comme si le temps s'était arrêté: les destins de Rick et d'Ilsa s'écrivent petit à petit, et le spectateur se régale. Pas de doute, voici ce qu'on peut appeler du cinéma avec un grand C.

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 EN CONCLUSION:

Pour terminer, je dirais simplement que << Casablanca >> est un classique qu'on ne présente plus. Incontournable, bien sûr.

K.H.

 AVIS PERSONNEL: Pour adolescents et adultes.

Cliquez ICI pour voir la bande-annonce (Cette B.A. est en V.O. non sous-titrée)

EXTRAIT BONUS



Par kleinhase - Publié dans : Chefs-d'oeuvre
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Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /Sep /2008 00:08

En juillet dernier, nous fêtions le premier anniversaire de la disparition de Michel Serrault. Déjà un an que ce monstre sacré s'est éteint... et pourtant, il avait une telle présence à l'écran qu'on a parfois l'impression qu'il est encore parmi nous. Retour sur la vie et sur la carrière de cet immense comédien, au talent incontestable.

Il l'a dit: << Si l'acteur ne bouscule pas la réalité pour aller plus loin dans les émotions ou dans le rire, ce n'est plus un artiste >>.

BIOGRAPHIE: il était une fois Michel Serrault...

Michel Serrault, de son vrai nom Michel Lucien Serrault, est né le 24 janvier 1928 à Brunoy, dans l'Essonne. Entré au petit séminaire à l'âge de 14 ans, il souhaite devenir prêtre et proclame avoir deux passions: << faire rire et m'occuper de Dieu >>. Finalement, c'est un prêtre qui va l'orienter vers la comédie, et Serrault dira plus tard qu'il a renoncé à s'occuper de Dieu à cause des voeux de chasteté. Néanmoins, la foi tiendra une importance particulière tout au long de sa vie.

Refusé au Conservatoire au terme de deux années d'études, il débute au théâtre en 1946. En 1948, il fait son service militaire dans l'aviation. De retour à Paris, il reprend ses activités théâtrales en jouant de multiples petits rôles. C'est là qu'il va rencontrer son complice Jean Poiret en 1952, qui deviendra son grand ami. Ensemble, les deux hommes se font petit à petit connaître et leur duo, fondé sur le comique le plus absurde, devient mythique.

C'est en 1954 que Michel Serrault fait ses premiers pas dans le monde du cinéma, en jouant dans << Ah ! les belles bacchantes >> et << Les diaboliques >>. Avec son physique plutôt banal et sa voix si caractéristique, Serrault n'a pas vraiment le profil du jeune premier, et les années 1950-1960 seront pour lui une étape peu importante dans sa carrière, puisque les films qu'il tourne durant cette période ne laisseront pas un souvenir impérissable dans les mémoires, même si il joue sous la direction de grands réalisateurs comme Sacha Guitry, qui le dirige dans << Assassins et voleurs >> (1956), ou Georges Lautner, avec qui il tourne << Des pissenlits par la racine >> (1963). C'est Pierre Tchernia qui remarque le premier son talent, en lui confiant le premier rôle dans << Le viager >> (1972).

Mais la véritable consécration arrive enfin en 1978 avec << La cage aux folles >> d'Edouard Molinaro, comédie légendaire sur les tribulations comiques de deux homosexuels campés par Serrault et l'acteur italien Ugo Tognazzi. Ce film, qui est l'adaptation cinématographique de la pièce de théâtre éponyme créée par Jean Poiret en 1973, permet à Serrault de remporter son premier César du meilleur acteur. Le succès aidant, le duo Serrault/Tognazzi reprendra du service dans << La cage aux folles II >> (1980) et << La cage aux folles III >> (1985).

En 1977, sa fille meurt brutalement dans un accident de voiture, à l'âge de 19 ans. Ce drame familial va marquer un tournant important dans la carrière de Michel Serrault, qui à partir des années 1980, délaisse la comédie au profit de rôles plus sombres et plus ambigus. On le verra dans de nombreux films policiers, tels que << Pile ou face >> (1980), où il partage la vedette avec Philippe Noiret, ou encore << Mortelle randonnée >> (1983), dans lequel il donne la réplique à Isabelle Adjani. Mais de cette période, on retiendra principalement son rôle de notaire cynique suspecté de meurtres dans << Garde à vue >> (1981), face à Lino Ventura, Romy Schneider et Guy Marchand; et celui de tueur en série dans << Les fantômes du chapelier >> (1982), avec Charles Aznavour. Grâce à << Garde à vue >>, Serrault obtient son second César du meilleur acteur. Un troisième et dernier César lui sera remis en 1996 pour son interprétation dans << Nelly et monsieur Arnaud >>, le film testament de Claude Sautet où l'acteur fait face à la sublime Emmanuelle Béart.

Toujours très actif dans les années 1990 (<< Docteur Petiot >>, 1990; << Le bonheur est dans le pré >>, 1995; << Assassin(s) >>, 1996; << Les enfants du marais >>, 1998) et dans les années 2000 (<< Une hirondelle a fait le printemps >>, 2001; << Le papillon >>, 2002; << Albert est méchant >>, 2004; << Antonio Vivaldi, un prince à Venise >>, 2007), le comédien enchaîne les tournages et endosse souvent, à la fin de sa vie, le rôle d'un grand-père solitaire et râleur, bourru mais qui possède malgré tout un coeur d'or.

Le 29 juillet 2007 à Honfleur (Calvados), Michel Serrault tire sa révérence sur un pied de nez, à l'âge de 79 ans, emporté par un cancer.

ARRÊT SUR IMAGES...

Jean Poiret et Michel Serrault dans << Assassins et voleurs >> (1956)

Michel Serrault et Mireille Darc dans << Des pissenlits par la racine >> (1963)

Michel Serrault et Ugo Tognazzi dans << La cage aux folles >> (1978)

Michel Serrault et Lino Ventura dans << Garde à vue >> (1981)

Michel Serrault et Charles Aznavour dans << Les fantômes du chapelier >> (1982)

Michel Serrault et Emmanuelle Béart dans << Nelly et monsieur Arnaud >> (1996)

Michel Serrault et Mathilde Seigner dans << Une hirondelle a fait le printemps >> (2001)

Michel Serrault dans << Antonio Vivaldi, un prince à Venise >> (2007)

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Michel Serrault est l'un de ces nombreux acteurs avec qui j'ai grandi. Il m'a fait découvrir le cinéma et m'a transmis, par son talent, ma passion sans borne pour le 7ème Art. Capable d'endosser tous les rôles avec une facilité déconcertante, passant du registre le plus dramatique au registre le plus léger, Michel Serrault avait surtout ce don inouï de ne jamais se prendre au sérieux. Parmi sa longue et impressionnante filmographie, j'ai une affection très particulière et très profonde pour << La cage aux folles >>, << Garde à vue >> et << Les enfants du marais >>.

 Rezo Films 

Site consacré à Michel Serrault

Vidéo souvenir

   



Par kleinhase - Publié dans : Portraits
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Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /Août /2008 02:55

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

WALL.E

Film américain

Genre: Animation

Durée: 1h37

(Tous publics)

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 L'HISTOIRE:

Faites la connaissance de WALL.E (prononcez << Walli >>): WALL.E est le dernier être sur Terre et s'avère être... un petit robot ! 700 ans plus tôt, l'humanité a déserté notre planète, laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre. Mais au bout de ces longues années, WALL.E a développé un petit défaut technique: une forte personnalité. Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul... Cependant, sa vie s'apprête à être bouleversée avec l'arrivée d'une petite << robote >>, bien carénée et prénommée EVE. Tombant instantanément et éperdument amoureux d'elle, WALL.E va tout mettre en oeuvre pour la séduire. Et lorsqu'EVE est rappelée dans l'espace pour y terminer sa mission, WALL.E n'hésite pas un seul instant: il se lance à sa poursuite. Hors de question pour lui de laisser passer le seul amour de sa vie: pour être aux côtés d'EVE, WALL.E est prêt à aller au bout de l'univers et vivre la plus fantastique des aventures...

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 MON AVIS:

Ce qui est absolument fascinant dans les longs-métrages des studios Pixar, c'est que les animateurs ont ce don inouï de rendre intéressant ce qui, à priori, ne l'est pas vraiment ! Ainsi, après s'être pris d'affection pour un jouet (<< Toy Story >>, 1995), pour une voiture (<< Cars >>, 2006) ou encore pour un rat (<< Ratatouille >>, 2007), le spectateur s'attache à présent à... un petit robot ! Surprenant mais véridique ! En même temps, il faut bien avouer que ce fameux << WALL.E >> dégage quelque chose de particulièrement craquant: avec ses jumelles en guise d'yeux et ses mimiques à la Chaplin, ce petit tas de ferraille a tout pour plaire, aussi bien aux jeunes qu'aux moins jeunes, les animateurs ayant effectivement réussi à lui donner de véritables expressions humaines, tour à tour hilarantes ou poignantes.

Une fois encore, l'animation rime ici avec prouesse et virtuosité. Rarement un dessin animé aura fait preuve d'un réalisme aussi saisissant qu'il en devient presque troublant ! Les couleurs, la finesse des gestes et le soin exceptionnel apporté au moindre petit détail: rien n'a été négligé, et nos yeux se régalent devant une telle beauté visuelle. Sur fond de morale écologique, le scénario déborde d'imagination et regorge de trouvailles, toutes plus audacieuses les unes que les autres. Le tout bercé par une musique agréable et terriblement romantique (oui oui, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les sentiments trouvent aussi leur place dans cette épopée intergalactique, emplie d'une infinie poésie).

Cependant, << WALL.E >> ne m'a pas autant emballée que << Ratatouille >>. Et pourtant, je brûlais d'impatience de découvrir l'histoire de ce petit robot, encensée et acclamée par la plupart des critiques ! En fait, c'est surtout toute la partie dans l'espace (plus précisément dans le vaisseau entièrement robotisé) qui m'a légèrement déçue, car j'ai trouvé le temps un peu long, malgré les nombreux rebondissements. A vrai dire, j'ai préféré le début de l'histoire, qui - bien que pratiquement muet - est (selon moi !) le moment le plus captivant de ce film sidérant.

Mais globalement, en dehors de cet unique reproche, l'ensemble tient toutes ses promesses et nous offre un spectacle de très haute qualité, impressionnant et enchanteur à la fois. Bref, si personnellement j'attendais davantage de la part de ce déjà culte << WALL.E >>, je dois toutefois reconnaître que la magie et la grâce sont malgré tout au rendez-vous, et au final, on ressort du cinéma ébloui et émerveillé par tant d'idées et de richesse artistique et technique. Et puis, notons aussi que le court-métrage << Presto >>, qui précède << WALL.E >> (le court-métrage avant le film: une incontournable tradition chez les studios Pixar), est vraiment brillant et littéralement désopilant, et fait également preuve d'une créativité et d'une maîtrise tout simplement remarquables, ce qui ne fait qu'ajouter au plaisir.

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 EN CONCLUSION:

A mi-chemin entre << 2001, l'odyssée de l'espace >> (un savoureux clin d'oeil y fait justement allusion) et << E.T. l'extraterrestre >>, << WALL.E >> est un astre qui scintille déjà de milles feux dans le ciel des joyaux de l'animation hollywoodienne.

K.H.

 AVIS PERSONNEL: Pour toute la famille.

Site officiel

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Par kleinhase - Publié dans : Films d'animation
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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /Août /2008 20:06

Amies lectrices, amis lecteurs, bien le bonjour chez vous ! :D Après un mois d'interruption, me voici de retour pour de nouvelles aventures cinématographiques ! :)

Rentrée oblige, << Le Cinéma de Kleinhase >> subira, début septembre, quelques légères modifications au niveau du look. En attendant, ce sont d'abord les critiques qui vont faire peau neuve, avec un petit changement dans la mise en page.

Je vous annonce également que l'avenir de la rubrique << Sondages >> est pour l'instant incertain, car je ne sais pas encore si cette rubrique reviendra en septembre ou pas. Je verrai ça le moment venu.

Mais pour commencer, place au suspense avec cette petite critique de << Fenêtre sur cour >>. Enjoy ! ;-)



Par kleinhase - Publié dans : Humeur
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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /Août /2008 16:56

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

FENÊTRE SUR COUR

Film américain

Titre original: << Rear window >>

Genre: Thriller

Durée: 1h49

(Tous publics)

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 L'HISTOIRE:

Photographe professionnel, cloué dans un fauteuil roulant à cause d'une jambe cassée, L.B. Jeff Jefferies tue son ennui en épiant - par la fenêtre de son appartement, qui donne sur la cour intérieure d'un immeuble - ses nombreux voisins. Au fil du temps, et à force d'observation quotidienne, Jeff soupçonne bientôt un des voisins, un certain Lars Thorwald, représentant de commerce de son état, d'avoir assassiné son épouse, cette dernière ayant mystérieusement disparue du jour au lendemain. Malgré les vaines tentatives de ses amis pour lui faire admettre que ce soi-disant meurtre n'est que le fruit - stupide - de son imagination, Jeff s'obstine et demande à sa petite amie, Lisa Fremont, jeune femme très chic de la haute société, de l'aider à enquêter sur une série d'événements très suspects...

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 MON AVIS:

Voyeur: personne attirée par une curiosité plus ou moins malsaine. Inutile de chercher midi à quatorze heures, << Fenêtre sur cour >>, réalisé par Alfred Hitchcock (photo ci-contre) en 1954, se révèle être la définition cinématographique par excellence du mot << voyeurisme >>. Souvent considéré comme le film le plus représentatif de l'oeuvre << Hitchcockienne >>, << Fenêtre sur cour >> est sans aucun doute l'un des films les plus analysés au monde, et qui à l'heure actuelle, plus de 50 ans après sa sortie dans les salles obscures, parvient encore à susciter passion et débats.

Visage en sueur, jambe prisonnière d'un mauvais plâtre et téléobjectif en mains: pour sa deuxième collaboration avec Hitchcock, le grand James Stewart (photo ci-contre) nous gratifie d'une interprétation charismatique et très efficace, endossant ici l'un de ses rôles les plus séduisants. Face à lui, la sublime Grace Kelly (photo ci-dessous) illumine littéralement l'écran par son talent... et sa grâce (!). Tous deux rivalisent de charme et de complicité, et sont entourés d'une pléiade de très bons seconds rôles, dont notamment Wendell Corey et Thelma Ritter, pour ne citer qu'eux.

Habilement construit, le scénario nous tient en haleine de la première à la dernière minute, et la tension monte crescendo au fur et à mesure que l'enquête avance. A aucun moment, on ne peut affirmer si ce représentant de commerce a tué sa femme ou pas, et le doute nous envahit jusqu'au coup de théâtre final. Sur le mode du huit-clos, Sir Alfred s'intéresse au voyeurisme (et à celui du spectateur, qui devient involontairement voyeur lui aussi, ne l'oublions pas !), mais le réalisateur explore aussi (avec toujours autant de virtuosité) le thème du point de vue, en nous montrant que sur une seule et même chose, chaque personne possède un regard très différent, parfois très opposé au nôtre. Pour couronner le tout, Hitchcock ajoute les pincées d'humour et de romantisme qui lui sont familières. Quant à la musique de Franz Waxman, elle est très belle, même si - personnellement - j'ai trouvé son absence regrettable dans les moments d'angoisse, bien que le silence soit souvent plus effrayant encore qu'une musique à suspense.

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 EN CONCLUSION:

Hormis quelques longueurs de-ci de-là, << Fenêtre sur cour >> n'en reste pas moins un grand et captivant moment de cinéma, qui n'a pas volé ses quatre étoiles, ne serait-ce que pour l'histoire, audacieuse et prenante de bout en bout.

K.H.

 AVIS PERSONNEL: Pour adolescents et adultes.

Cliquez ICI pour voir la bande-annonce (Cette B.A. est en V.O. sous-titrée)



Par kleinhase - Publié dans : Chefs-d'oeuvre
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