Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /Oct /2008 03:15

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

FAUBOURG 36

Film français

Genre: Comédie dramatique

Durée: 2h00

(Tous publics)

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 L'HISTOIRE:

En 1936, dans un faubourg populaire du nord de Paris, l'élection printanière du gouvernement du Front Populaire fait naître les plus folles espérances et favorise la montée des extrêmes. C'est là que Pigoil, Milou et Jacky; trois ouvriers au chômage, décident d'occuper de force le music-hall qui les employait il y a encore quelques mois, afin d'y monter un  nouveau spectacle. Le lieu sera ainsi le théâtre de la plus éphémère des belles entreprises...

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           MON AVIS:

Quatre ans et demi après << Les Choristes >> (2004) et ses 8,5 millions d'entrées, on attendait le réalisateur Christophe Barratier (photo ci-contre) au tournant. Contre toute attente - et à la surprise générale -, alors que beaucoup de gens lui ont conseillé à maintes reprises de ne pas refaire un film musical (histoire de se renouveler un minimum et aussi afin de prouver qu'il sait faire autre chose), le jeune cinéaste a pourtant décidé de poursuivre sur la même voie (ou voix, pourrait-on dire aussi !) avec ce << Faubourg 36 >>. Et ma foi, force est de reconnaître qu'il a fort bien fait.

<< Les Choristes 2 >>, diront sans doute certains. Et bien non, même si << Faubourg 36 >> est encore un film d'époque ayant pour sujet la musique, et même si on retrouve quelques acteurs des << Choristes >>; les deux oeuvres sont néanmoins beaucoup trop différentes pour qu'on puisse les comparer. Et c'est justement là que Christophe Barratier a plus que réussi son second long-métrage. Il aborde pour la deuxième fois consécutive la musique (thème qui lui tient énormément à coeur), mais d'une autre façon, sur un ton moins léger et davantage mêlé à l'Histoire; tout en rendant un vibrant et magnifique hommage au music-hall et au cinéma des années 30.

Les comédiens, très bien choisis et tous très investis dans leurs rôles, sont absolument formidables. Gérard Jugnot, infiniment bouleversant en petit bonhomme ordinaire mêlé à une histoire extraordinaire; Clovis Cornillac (photo ci-contre), plus gouailleur que jamais et très à son aise dans un rôle de dur à la Jean Gabin; et Kad Merad, littéralement hilarant en imitateur inimitable; forment un trio attachant et tendre, se complétant à merveille. Quel plaisir aussi de retrouver les grands Bernard-Pierre Donnadieu et Pierre Richard (trop rares sur nos écrans), ainsi que le jeune Maxence Perrin, l'inoubliable petit Pépinot des << Choristes >>. Saluons aussi la performance de François Morel, excellent dans la peau de l'ami solidaire.

Mais la vraie révélation de ce << Faubourg 36 >>, c'est sans conteste possible la charmante et lumineuse Nora Arnezeder (photo ci-contre). Véritable perle rare à l'avenir déjà très prometteur, elle nous enchante immédiatement dès sa première apparition à l'écran, tout simplement grâce à sa beauté, son talent et sa voix d'or, qui, par moments, nous fait presque monter les larmes aux yeux. Personnellement, elle m'a tour à tour fait penser à Michèle Morgan (pour sa ressemblance physique assez frappante avec la comédienne aux << plus beaux yeux du cinéma français >>), ainsi qu'à Edith Piaf (pour sa voix, que j'ai parfois trouvé très proche de celle de << la Môme >>). En tout cas, pour son premier grand rôle, Nora Arnezeder se débrouille vraiment très bien et crève l'écran. Bref, un nouveau talent à suivre de près, de très près même.

Le scénario, même si quelques-uns trouveront peut-être qu'il se répète un peu, est très bien écrit et se suit avec un réel intérêt. Le contexte historique de l'époque est retranscrit avec justesse (les premiers congés payés, le désir de découvrir la mer, l'âge d'or des Années Folles...). Grand coup de chapeau également aux décorateurs, qui ont fait du travail remarquable: la reconstitution du Paris des années 30 est absolument époustouflante et très réaliste. Que dire enfin des chorégraphies, toutes plus superbes les unes que les autres (le numéro final est grandiose); et de la sublime musique ? Bien plus que d'accompagner le film, elle lui donne cette espèce de magie intemporelle et envoûtante, entraînant ainsi le spectateur dans une valse irrésistible et folle.

Si certains reprocheront sûrement à << Faubourg 36 >> d'être trop envahi par la nostalgie et les bons sentiments, l'amour sincère que porte Christophe Barratier envers la musique et le 7ème Art transparaît naturellement à travers cette oeuvre émouvante et généreuse, empreinte de poésie et d'humanisme. Avec << Faubourg 36 >>, Christophe Barratier nous livre sa propre mélodie du bonheur et nous offre - au final - un spectacle enchanteur et haut en couleur, d'une indéniable qualité. Un spectacle pour petits et grands, qui fait du bien au coeur et nous laisse repartir avec le sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux...

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 EN CONCLUSION:

Quoiqu'on puisse en dire, << Faubourg 36 >> s'impose assurément comme l'un des films événements de cette rentrée 2008. Bref, un divertissement sympathique et agréable qui mérite vraiment le coup d'oeil, ne serait-ce que pour découvrir le joli minois et la voix incroyable de la douce Nora Arnezeder.

K.H.

 AVIS PERSONNEL: Pour toute la famille.

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Par kleinhase - Publié dans : Films coups de coeur
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Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /Oct /2008 19:49

Comédien remarquable, chanteur de génie, grand complice de Marcel Pagnol... Fernandel s'est imposé en une centaine de films comme l'un des géants du cinéma français. Retour sur la vie et sur la carrière de ce monstre sacré.

Il l'a dit: << Si je l'ai aimé ? Pensez donc ! J'avais Jésus-Christ comme partenaire ! >> (A propos de son rôle de prêtre dans la saga des << Don Camillo >>).

BIOGRAPHIE: il était une fois Fernandel...

Fernandel, de son vrai nom Fernand Joseph Désiré Contandin, est né à Marseille le 8 mai 1903, d'un père comptable et chanteur le dimanche au café-concert et d'une mère comédienne amateur. Fernandel a deux frères et une soeur. Il fait ses débuts sur scène à l'âge de 5 ans en chantant le répertoire militaire avec son frère aîné; mais c'est à l'âge de 7 ans qu'il connaît son premier grand succès, un jour où - paralysé par le trac -, il fut propulsé sur la scène par son père d'un grand coup de pied au derrière, ce qui provoqua une véritable tempête de rires. Par la suite, il n'eut plus jamais peur d'affronter le public. De 1915 à 1925, Fernandel exerça plusieurs petits boulots, notamment celui de garçon de course dans les banques marseillaises.

Dès le début des années 1930, le cinéma lui fait les yeux doux; et c'est grâce à sa belle-mère - qui le surnommait << le Fernand d'elle >> lorsqu'il courtisait sa future épouse - que l'artiste trouve son pseudonyme. Il apparaît d'abord dans << Le Blanc et le Noir >> (1930), puis dans << On purge bébé >> (1931) de Jean Renoir ou encore dans << Le rosier de madame Husson >> (1932). Plus tard, Christian-Jaque le dirige dans << François Ier >> (1937), qui lui apporte la consécration; et en 1939, il partage la vedette de << Fric-Frac >> avec Arletty et Michel Simon. Mais à cause de son profil chevalin, les premiers personnages que Fernandel interprète sur le grand écran sont souvent des benêts naïfs et maladroits.

En 1934, sur le tournage d'<< Angèle >>, sa rencontre avec Marcel Pagnol va marquer un tournant décisif dans sa carrière. Le cinéaste-écrivain fait éclater son talent au grand jour en le faisant jouer dans un registre plutôt dramatique: une révélation. Une grande amitié se noue alors entre les deux hommes et ils retravailleront ensemble sur << Regain >> (1937), << Le Schpountz >> (1938), << La fille du puisatier >> (1940), << Naïs >> (1945) et << Topaze >> (1951). Les succès cinématographiques n'empêchent pas Fernandel de poursuivre sa carrière de chanteur. Il joue dans de nombreuses comédies musicales qui, par la suite, deviendront souvent des films.

Désormais considéré comme une valeur sûre du cinéma français, Fernandel se voit confier des rôles beaucoup plus étoffés qu'à ses débuts. Les plus grands metteurs en scène se l'arrachent. En 1951, pour Claude Autant-Lara, il enfile la soutane d'un moine pris au secret de la confession dans << L'auberge rouge >>, comédie macabre nous contant les démêlés d'une poignée de voyageurs face à un couple d'aubergistes assassins (Françoise Rosay et Julien Carette), qui a pris la sale habitude de trucider ses clients avant de les dépouiller de leurs biens. En 1954, pour Jacques Becker, il prononce la fameuse formule magique << Sésame, ouvre-toi ! >> dans << Ali Baba et les 40 voleurs >>. En 1959, pour Henri Verneuil, il endosse l'habit d'un prisonnier de guerre dans << La vache et le prisonnier >>.

Les années 1950 verront aussi la naissance d'une comédie légendaire signée Julien Duvivier: << Le petit monde de Don Camillo >>, qui à sa sortie, en 1952, totalise plus de 12 millions d'entrées. Ce film culte - premier volet d'une longue saga - a pour sujet la guerre comique que se livrent Don Camillo (Fernandel), curé coléreux et têtu dialoguant en direct avec le Christ; et Peppone (Gino Cervi), maire communiste et bagarreur; dans un petit village d'Italie.

Toujours très actif dans les années 1960, le comédien affronte bientôt deux autres monstres sacrés du cinéma français: le premier sera Bourvil, avec qui il partage pour la première fois la vedette dans << La cuisine au beurre >>, en 1963. Le second sera Jean Gabin (qui avait déjà été son partenaire dans << Les gaietés de l'escadron >> en 1932), à qui il donne la réplique dans << L'âge ingrat >>, en 1964. Ensemble, Fernandel et Jean Gabin monteront leur propre maison de production, baptisée Gafer. En 1969, devant la caméra d'Henri Colpi, Fernandel joue dans ce qui s'avérera être son ultime long-métrage: << Heureux qui comme Ulysse >>, ou la belle histoire d'amitié entre un modeste valet de ferme et un vieux cheval.

Le 26 février 1971 à Paris, Fernandel tire sa révérence à l'âge de 67 ans, terrassé par un cancer du poumon.

ARRÊT SUR IMAGES...

Fernandel, Jean Gabin et Roland Armontel dans << Les gaietés de l'escadron >> (1932)

Josette Day, Raimu et Fernandel dans << La fille du puisatier >> (1940)

Gino Cervi et Fernandel dans << Le petit monde de Don Camillo >> (1952)

Bourvil et Fernandel dans << La cuisine au beurre >> (1963)

Fernandel dans << Heureux qui comme Ulysse >> (1969)

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J'ai découvert Fernandel très tôt, grâce à des films comme << Le Schpountz >>, << Fric-Frac >> ou encore << L'auberge rouge >>. Artiste accompli aux multiples facettes, Fernandel était un comédien chaleureux et généreux, qui s'est toujours montré très accessible et très complice avec le public. Avec son irrésistible accent du Midi et son physique si particulier, Fernandel a laissé une trace indélébile dans l'histoire du cinéma français. Parmi sa longue filmographie, j'aime beaucoup << Naïs >>, << Le petit monde de Don Camillo >> et << Heureux qui comme Ulysse >>.

  

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Par kleinhase - Publié dans : Portraits
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /Oct /2008 16:57

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

LA MAIN DU DIABLE

Film français

Genre: Fantastique, épouvante

Durée: 1h17

(Noir & blanc)

(Tous publics)

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 L'HISTOIRE:

La nuit est tombée sur une petite auberge de montagne, qui accueille une trentaine de convives. Alors que l'assemblée s'apprête à souper, un voyageur du nom de Roland Brissot - amputé d'une main et tenant sous son bras un petit paquet - débarque à l'auberge d'un air affolé. Taciturne et froid, il recherche avec obsession l'emplacement d'un cimetière. A sa grande surprise, dès son arrivée à l'auberge, Roland reçoit un coup de téléphone anonyme; et au même moment, de curieux phénomènes se produisent dans l'auberge: la lumière s'éteint comme par magie alors que les fusibles sont parfaits, la porte s'ouvre et se referme toute seule, les clients ressentent des choses anormales autour d'eux et le paquet de Roland disparaît subitement alors que personne n'y a touché. Lorsque la lumière revient enfin, les clients - encore troublés par ce qui vient de se passer - regardent Roland d'un oeil bizarre. L'homme accepte alors de leur raconter son étrange histoire... Un an plus tôt. Roland, peintre raté, ne parvient pas à vendre ses tableaux. Mais ce n'est pas son seul malheur: effectivement, depuis quelques temps, il tente vainement de séduire Irène, une vendeuse rencontrée par hasard dans un magasin. Jusqu'au jour où Roland fait la connaissance de Mélisse, chef-cuisinier d'un restaurant. Ce dernier lui vend pour une somme dérisoire un talisman qui doit lui apporter succès et bonheur dans tous les domaines...

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           MON AVIS:

Afin de commencer en beauté ce cycle consacré à l'angoisse au cinéma, autant débuter par un film au titre évocateur: << La main du Diable >>. Réalisé par Maurice Tourneur en 1942, ce film fantastique (genre dans lequel le cinéma français a peu donné, et c'est d'ailleurs bien dommage quand on voit la qualité de cette très réussie << Main du Diable >>) s'inspire d'un poème écrit par Gérard de Nerval en 1832. << La main du Diable >> est un titre que j'ai toujours trouvé intrigant et énigmatique, et c'est justement ce titre qui m'a principalement donné envie de découvrir ce petit bijou du cinéma français, dont l'histoire n'est pas sans rappeler celle de << Faust >>. Après visionnage, je ne peux dire qu'une seule chose: je me suis tout simplement régalée et j'ai vraiment passé un très bon moment de détente... et de frissons !

Quelques temps après la mythique << Trilogie Marseillaise >> (<< Marius >>, 1931; << Fanny >>, 1932; << César >>, 1936) de Marcel Pagnol, Pierre Fresnay (photo ci-contre) s'illustre ici dans un registre complètement différent. Tour à tour pathétique et naïf, terrifiant et terrifié; le comédien nous livre une composition exceptionnelle et littéralement impressionnante. A ses côtés, les seconds rôles - judicieusement choisis - rivalisent de talent et nous donnent le meilleur d'eux-mêmes, de Josseline Gaël à Noël Roquevert (photo ci-dessous); en passant par Pierre Palau (dernière photo, à gauche), véritablement excellent dans le rôle d'un diable au physique de monsieur Tout le Monde.

Le scénario, passionnant et très bien ficelé, nous tient en haleine de la première à la dernière seconde sans nous laisser le moindre moment de répit; et les rebondissements, tous plus inattendus les uns que les autres, s'enchaînent sans temps mort sur un noir & blanc magnifique et particulièrement inquiétant. Divinement orchestrée, la mise en scène alterne habilement suspense et fantastique, sans oublier - bien sûr ! - le romantisme. Le réalisateur a parfaitement su traduire l'atmosphère dramatique et oppressante qui entoure le héros, à travers d'intelligents jeux d'ombres et de lumières. A tout cela s'ajoute l'envoûtante et superbe musique composée par Roger Dumas.

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 EN CONCLUSION:

Dirigé avec savoir-faire et servi par un grand Pierre Fresnay, << La main du Diable >> est un classique - hélas oublié - du cinéma français; qui n'a absolument rien à envier aux films d'Alfred Hitchcock. Bref, un chef-d'oeuvre à redécouvrir sans plus tarder.

K.H.

 AVIS PERSONNEL: Pour adolescents et adultes.

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Par kleinhase - Publié dans : Films à (re)découvrir
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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 22:42

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

LA FUREUR DE VIVRE

Film américain

Titre original: << Rebel without a cause >>

Genre: Drame

Durée: 1h46

(Tous publics)

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 L'HISTOIRE:

Jim Stark vient d'emménager dans une nouvelle ville. Adolescent à problèmes - coincé entre un père qui ne parvient pas à assumer ses responsabilités parentales et une mère trop envahissante - Jim, décidé à saisir sa chance de s'engager dans une meilleure voie, essaye tant bien que mal d'échapper à un univers familial qu'il ne supporte plus. Mais dans le nouveau lycée où il vient d'entrer, Jim ne tarde pas à devenir la risée de Buzz, chef d'une bande très redoutée. Suite à une provocation, Jim et Buzz se battent au couteau, et c'est finalement Jim qui triomphe. Mais Buzz, désireux de prendre sa revanche, lance un nouveau défi à Jim: une course de voitures, qui aura lieu juste en face d'un dangereux précipice...

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           MON AVIS:

Voici un film que j'ai découvert très récemment et qui a été pour moi une très bonne surprise cinématographique. Pourtant, au départ, cette << Fureur de vivre >>, réalisée par Nicholas Ray (photo ci-contre, à gauche de James Dean) en 1955, ne me disait vraiment rien. C'est un proche qui m'a convaincue de tenter le coup, et après avoir rechigné pendant un petit moment, j'ai finalement accepté. D'abord peu emballée, je me suis cependant laissée emportée peu à peu par l'histoire, l'histoire d'une révolte... et je ne l'ai pas regretté ! << La fureur de vivre >> a été pour moi une véritable claque (dans le bon sens du terme, entendons-nous bien !), un coup de coeur inattendu; et surtout, la découverte d'un comédien mythique que je ne connaissais que de nom: James Dean. J'ai été littéralement conquise par ce film, ce qui ne m'était pas arrivé depuis un petit bout de temps. Ce film m'a conquise parce qu'il a su me parler et réveiller mon imagination de manière très puissante. << La fureur de vivre >> m'a touchée droit au coeur, et ça, c'est sans aucun doute le plus beau cadeau que le cinéma puisse offrir au spectateur.

James Dean, dont la disparition tragique et prématurée n'a jamais cessé de fasciner, incarne à merveille l'archétype de l'adolescent rebelle et solitaire, perdu dans une Amérique encore marquée par la Seconde Guerre Mondiale. Idole de toute une génération, James Dean ne joue pas son rôle, il le vit: il a su cerner et exprimer comme personne les rêves et les tourments d'une jeunesse révoltée et violente. Autour de lui, les personnages secondaires sont dépeints avec force et évoluent avec finesse sous les traits d'acteurs fantastiques, tels que Natalie Wood (photo ci-contre), sublime; Sal Mineo (photo ci-dessous, à gauche), bouleversant; ou encore Jim Backus, impeccable en père dépassé par les événements.

Si ce film m'a autant plu, c'est sans doute parce qu'il aborde un sujet qui nous concerne tous plus ou moins: l'adolescence. Période de troubles - peut-être la plus difficile dans la vie d'un être humain - au cours de laquelle les jeunes se cherchent, se découvrent, s'apprivoisent et mettent parfois leurs vies en danger pendant des défis, ceci afin de ne pas passer pour un lâche et d'être ainsi accepté au sein d'une bande. Cette étape délicate et (malgré tout) importante de la vie - souvent source de conflits et d'incompréhensions avec les parents ou les proches - est restituée avec une rare maîtrise dans cette oeuvre sensible et juste, portée par une musique aussi grandiose que poignante, aussi rythmée que révoltée. La musique tient en effet un rôle majeur dans << La fureur de vivre >>, puisqu'elle illustre à travers de vibrants accords les doutes et les souffrances des héros.

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 EN CONCLUSION:

Plus de cinquante ans après sa sortie, le propos de << La fureur de vivre >> est toujours d'actualité, et le spectateur ne ressent aucun mal à s'identifier aux personnages. Du grand, du très grand cinéma. Assurément.

K.H.

 AVIS PERSONNEL: Pour adolescents et adultes.

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Par kleinhase - Publié dans : Chefs-d'oeuvre
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Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /Sep /2008 18:03

Je vais encore me répéter (oui, je sais, je radote un peu ! :D) mais je voulais juste faire une petite parenthèse afin de remercier tous ceux et celles qui ont cliqué 800 000 fois sur ce blog. Ce blog qui, actuellement, se trouve dans une mauvaise passe et commence à donner de grands signes d'essoufflement... Mon blog s'essouffle et moi avec.

Mais cette mauvaise passe n'est pas récente: depuis quelques temps déjà, l'inspiration me fait défaut... et la motivation également. Pourtant, je souhaiterais aborder encore de nombreux films, mais je ne sais pas pourquoi, j'ai comme l'impression que ma plume s'est envolée, me laissant tomber comme une vieille chaussette (pas très poétique tout ça, m'enfin bref :D)...

Pour tout vous avouer, il y a des jours où j'envisage sérieusement de mettre un terme définitif à la belle aventure du << Cinéma de Kleinhase >> (ou au pire, arrêter ce blog pour en commencer un nouveau...). Si je ne le fais pas, c'est uniquement parce que j'aime trop le cinéma et aussi parce que je pense que je n'ai pas encore fait le tour de tous les films qui sont, à mes yeux, essentiels. Je vais donc essayer de poursuivre malgré tout ce blog (au moins jusqu'à la fin de l'année), mais je vous préviens tout de suite que le rythme des mises à jour risque d'être moins régulier qu'auparavant, car désormais, il me faut plus de temps pour pouvoir écrire une critique.

Pour la suite, c'est l'avenir qui décidera du sort de ce blog... en attendant, << Le Cinéma de Kleinhase >> va continuer tranquillement son chemin. Tranquillement mais sûrement.



Par kleinhase - Publié dans : Humeur
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