ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS: SI VOUS N'AVEZ PAS VU CE FILM, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !

FAUBOURG 36
Film français
Genre: Comédie dramatique
Durée: 2h00
(Tous publics)

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L'HISTOIRE:
En 1936, dans un faubourg populaire du nord de Paris, l'élection printanière du gouvernement du Front Populaire fait naître les plus folles espérances et favorise la montée des extrêmes. C'est là que Pigoil, Milou et Jacky; trois ouvriers au chômage, décident d'occuper de force le music-hall qui les employait il y a encore quelques mois, afin d'y monter un nouveau spectacle. Le lieu sera ainsi le théâtre de la plus éphémère des belles entreprises...

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MON AVIS:

Quatre ans et demi après << Les Choristes >> (2004) et ses 8,5 millions d'entrées, on attendait le réalisateur Christophe Barratier (photo ci-contre) au tournant. Contre toute attente - et à la surprise générale -, alors que beaucoup de gens lui ont conseillé à maintes reprises de ne pas refaire un film musical (histoire de se renouveler un minimum et aussi afin de prouver qu'il sait faire autre chose), le jeune cinéaste a pourtant décidé de poursuivre sur la même voie (ou voix, pourrait-on dire aussi !) avec ce << Faubourg 36 >>. Et ma foi, force est de reconnaître qu'il a fort bien fait.
<< Les Choristes 2 >>, diront sans doute certains. Et bien non, même si << Faubourg 36 >> est encore un film d'époque ayant pour sujet la musique, et même si on retrouve quelques acteurs des << Choristes >>; les deux oeuvres sont néanmoins beaucoup trop différentes pour qu'on puisse les comparer. Et c'est justement là que Christophe Barratier a plus que réussi son second long-métrage. Il aborde pour la deuxième fois consécutive la musique (thème qui lui tient énormément à coeur), mais d'une autre façon, sur un ton moins léger et davantage mêlé à l'Histoire; tout en rendant un vibrant et magnifique hommage au music-hall et au cinéma des années 30.
Les comédiens, très bien choisis et tous très investis dans leurs rôles, sont absolument formidables. Gérard Jugnot, infiniment bouleversant en petit bonhomme ordinaire mêlé à une histoire extraordinaire; Clovis Cornillac (photo ci-contre), plus gouailleur que jamais et très à son aise dans un rôle de dur à la Jean Gabin; et Kad Merad, littéralement hilarant en imitateur inimitable; forment un trio attachant et tendre, se complétant à merveille. Quel plaisir aussi de retrouver les grands Bernard-Pierre Donnadieu et Pierre Richard (trop rares sur nos écrans), ainsi que le jeune Maxence Perrin, l'inoubliable petit Pépinot des << Choristes >>. Saluons aussi la performance de François Morel, excellent dans la peau de l'ami solidaire.
Mais la vraie révélation de ce << Faubourg 36 >>, c'est sans conteste possible la charmante et lumineuse Nora Arnezeder (photo ci-contre). Véritable perle rare à l'avenir déjà très prometteur, elle nous enchante immédiatement dès sa première apparition à l'écran, tout simplement grâce à sa beauté, son talent et sa voix d'or, qui, par moments, nous fait presque monter les larmes aux yeux. Personnellement, elle m'a tour à tour fait penser à Michèle Morgan (pour sa ressemblance physique assez frappante avec la comédienne aux << plus beaux yeux du cinéma français >>), ainsi qu'à Edith Piaf (pour sa voix, que j'ai parfois trouvé très proche de celle de << la Môme >>). En tout cas, pour son premier grand rôle, Nora Arnezeder se débrouille vraiment très bien et crève l'écran. Bref, un nouveau talent à suivre de près, de très près même.
Le scénario, même si quelques-uns trouveront peut-être qu'il se répète un peu, est très bien écrit et se suit avec un réel intérêt. Le contexte historique de l'époque est retranscrit avec justesse (les premiers congés payés, le désir de découvrir la mer, l'âge d'or des Années Folles...). Grand coup de chapeau également aux décorateurs, qui ont fait du travail remarquable: la reconstitution du Paris des années 30 est absolument époustouflante et très réaliste. Que dire enfin des chorégraphies, toutes plus superbes les unes que les autres (le numéro final est grandiose); et de la sublime musique ? Bien plus que d'accompagner le film, elle lui donne cette espèce de magie intemporelle et envoûtante, entraînant ainsi le spectateur dans une valse irrésistible et folle.
Si certains reprocheront sûrement à << Faubourg 36 >> d'être trop envahi par la nostalgie et les bons sentiments, l'amour sincère que porte Christophe Barratier envers la musique et le 7ème Art transparaît naturellement à travers cette oeuvre émouvante et généreuse, empreinte de poésie et d'humanisme. Avec << Faubourg 36 >>, Christophe Barratier nous livre sa propre mélodie du bonheur et nous offre - au final - un spectacle enchanteur et haut en couleur, d'une indéniable qualité. Un spectacle pour petits et grands, qui fait du bien au coeur et nous laisse repartir avec le sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux...

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EN CONCLUSION:
Quoiqu'on puisse en dire, << Faubourg 36 >> s'impose assurément comme l'un des films événements de cette rentrée 2008. Bref, un divertissement sympathique et agréable qui mérite vraiment le coup d'oeil, ne serait-ce que pour découvrir le joli minois et la voix incroyable de la douce Nora Arnezeder.

K.H.
AVIS PERSONNEL: Pour toute la famille.
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Quelques temps après la mythique << Trilogie Marseillaise >> (
Le scénario, passionnant et très bien ficelé, nous tient en haleine de la première à la dernière seconde sans nous laisser le moindre moment de répit; et les rebondissements, tous plus inattendus les uns que les autres, s'enchaînent sans temps mort sur un noir & blanc magnifique et particulièrement inquiétant. Divinement orchestrée, la mise en scène alterne habilement suspense et fantastique, sans oublier - bien sûr ! - le romantisme. Le réalisateur a parfaitement su traduire l'atmosphère dramatique et oppressante qui entoure le héros, à travers d'intelligents jeux d'ombres et de lumières. A tout cela s'ajoute l'envoûtante et superbe musique composée par 


Voici un film que j'ai découvert très récemment et qui a été pour moi une très bonne surprise cinématographique. Pourtant, au départ, cette << Fureur de vivre >>, réalisée par
James Dean, dont la disparition tragique et prématurée n'a jamais cessé de fasciner, incarne à merveille l'archétype de l'adolescent rebelle et solitaire, perdu dans une Amérique encore marquée par la Seconde Guerre Mondiale. Idole de toute une génération, James Dean ne joue pas son rôle, il le vit: il a su cerner et exprimer comme personne les rêves et les tourments d'une jeunesse révoltée et violente. Autour de lui, les personnages secondaires sont dépeints avec force et évoluent avec finesse sous les traits d'acteurs fantastiques, tels que
Si ce film m'a autant plu, c'est sans doute parce qu'il aborde un sujet qui nous concerne tous plus ou moins: l'adolescence. Période de troubles - peut-être la plus difficile dans la vie d'un être humain - au cours de laquelle les jeunes se cherchent, se découvrent, s'apprivoisent et mettent parfois leurs vies en danger pendant des défis, ceci afin de ne pas passer pour un lâche et d'être ainsi accepté au sein d'une bande. Cette étape délicate et (malgré tout) importante de la vie - souvent source de conflits et d'incompréhensions avec les parents ou les proches - est restituée avec une rare maîtrise dans cette oeuvre sensible et juste, portée par une musique aussi grandiose que poignante, aussi rythmée que révoltée. La musique tient en effet un rôle majeur dans << La fureur de vivre >>, puisqu'elle illustre à travers de vibrants accords les doutes et les souffrances des héros.

